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La Nouvelle Tribune du Randonneur

 

En l'absence de Bernard HEBERT notre petit Rapporteur .

qui depuis des années fait vivre la Tribune du Randonneur.

Gérard BARATIN que la plume chatouillait est venu lui préter main Forte.

Vous trouverez dans ces lignes quelques descriptions  .

de nos sorties pédestres ......

Si la plume vous chatouille envoyez vos textes à Bernard RENOU.

qui les publiera ......

 


 

"L 'hiver,

Le soleil se fait bien plus rare à l'horizon,
l'hiver est là, accompagné de ses frimas.
Dans la campagne, le silence règne en maître;
la vie semble figée, endormie comme nous.
Parfois, un lourd manteau de neige recouvre
nos magnifiques paysages beaucerons,
arrondissant fémininement leurs contours.
Blottis dans nos maisons, au coin d'un feu ardent,
en attendant des jours meilleurs, nous rêvassons:
"Qu'il est déjà loin ce merveilleux automne!"
Seul le clapotis de la glace fondante,
rythme le ronronnement du chat allongé,
plongé dans le souvenir d'un repas copieux."

Gérard.

 


 

 

Après-midi du 12 Décembre 2019 :

Au menu de cet après midi :

1 Randonnée pédestre :

Le ciel était gris, le soleil était caché.

Les prévisions météo de 13 h étaient :

« Température : 4°C - Vent : 35km/h – Pression atmosphérique : 1001hPa »

Autrement dit :

« Rien de bien encourageant »

Question : y aura-t ’il beaucoup de monde ?

Et pourtant :

10 marcheurs téméraires (et bien seuls !), se sont mis en marche entre Le Coudray et Luisant,

sur un circuit propre, dixit André (on a évité les flaques d’eau).

         Résultat : 7.3km – 1h35        

2 Récréation au Bowling de Nogent le Phaye :

16h, enfin 16h20 pour les marcheurs : début de la récréation.

Pour les marcheurs, ce fut une surprise, car à leur arrivée, ils trouvèrent déjà là,

un grand nombre d’adhérents qui avaient « séché » la randonnée.

Le décompte des inscrits est fait ; le passage au comptoir des chaussures se poursuit……

Mais déjà des équipes se sont formées, et elles filent vers les pistes……,

à la recherche effrénée  d’une boule adaptée à leur morphologie.

Le tournoi va se dérouler entre les 6 équipes formées, pour un total de 27 compétiteurs :

Danièle

Dominique

Bernard

Lydie

Olivier

Sylvette

Régis

Murielle

André

Sylviane

Bruno

Alain

Monique

Claudine

Christiane F

Maryvonne

Charlotte

Monique

Federico

Daniel

Christiane B

Jean Pierre

Daniel

 

Lucette

Martine

Marguerite

Philippe

   

La première partie se déroule, en 10 séquences…..

On entend déjà les premiers cris de désespoir ou de joie ; pas de problème, il y en a pour tout le monde…..

Au fil du temps, les équipes terminent leur première partie

Sachant que le score maximal est de 300 points,

le vainqueur de la 1ère partie est :

Bernard : 132 pts

Comme les esprits se sont bien échauffés, c’est l’heure de la pause réparatrice et réhydratante.

Au terme de la deuxième partie, les scores se sont nettement resserrés ;

soit parce que l’esprit d’une amicale compétition s’est réveillé,

soit parce qu’il aurait fallu faire un contrôle anti dopage…..

Le vainqueur de la 2ème partie est :

Federico : 135 pts

 

Sur les 2 parties, Alain est déclaré vainqueur du tournoi 2019

Gérard.

 

 

 

 

 


 

 

 

"Songe d'automne, pour une belle inconnue...

L'automne s'est installé, avec son cortège
de temps changeants, tristes, humides.
Il pleut; dans ma maison, je regarde dehors.
L'eau ruisselle sur les vitres, comme vos larmes
le long de vos joues, remplies d'émotion.
Plus tard, un rayon de soleil perce le ciel,
et, tels vos yeux incandescents, me réchauffe.
Une légère brise se lève, comme le murmure
de vos lèvres, virevoltant sur mon visage.
Quel songe étrange m'a plongé dans cet état?
Ai-je rêvé? Je suis incapable de le dire.
Ai-je le droit de comparer cette saison
à votre visage? Je vous laisse répondre"

 

"Réponse de la belle inconnue :
Mon ami, votre songe n’est que réalité.
Rappelez vous la nuit où nos corps se frôlèrent ;
vos mains puissantes et douces enserraient ma taille.
Ce vent léger qui sculptait votre visage,
c’était ma voix, lors de notre discussion,
où nous échangions sur : le Banquet de Platon.
La croisée de nos regards remplis de passion,
échauffait l’atmosphère de cet automne froid.
Des chaudes larmes coulaient le long de mes joues,
larmes de bonheur intense, apaisantes.
Mon ami, réveillez vous, aucune vitre,
mais seulement vos yeux remplis de larmes aussi.
Puisse cette nuit d’amour être éternelle…"





Gérard Baratin

 

 


 

De bon pied, devant l’arboretum de St Piat,

malgré la grisaille environnante d’automne,

décidés d’arpenter le tour du village,

nous sommes partis, nombreux, en chœur, vers « Mévoisins » ;

Ces chers voisins que d’ailleurs, nous n’avons point vus.

Le chemin s’éleva un peu, et attention,

pour arriver au lieu dit « Butte au Canon ».

Rassurez-vous, il n’y a eu aucun blessé !

La première halte nous permit de nous regrouper,

avant d’emprunter une portion routière,

et, un étroit pont du chemin de fer français.

Puis direction « Maingournois » par « La Vicomtesse ».

A la sortie du village, coté prairie,

désolé, les montgolfières, météo oblige,

n’étaient pas là ; par contre le terrain était gras.

A notre droite, nous vîmes à travers les bois,

quelques arches, en ruine, du célèbre Aqueduc.

« Faudrait-il peut être qu’ils pensent à le terminer ».

Nous traversâmes « Changé », en laissant la grenouille,

de coté ; mais pour attaquer une « petite » côte,

débouchant sur l’entité libre de « Grogneuil ».

Une descente « vertigineuse », et nous

voici entrés, dans une prairie défoncée.

Nous longeons l’Eure, quelques chevaux nous saluent.

La rivière est majestueuse, mais dangereuse ;

d’ailleurs, aucune lavandière dans le lavoir !

Quelques pas le long des rapides du moulin,

suivis du chemin où nous entendons joués

les enfants de l’école, avant notre arrivée.

 Gérard B

 


Réponses à deux questions,

lors de la randonnée du 13-9-2018 à Barjouville.

 

1: comment s'appelle l'oiseau, souvent confondu avec une poule d'eau, car ayant la même taille? Pourtant il a un gabarit plus massif, un bec blanc qui se prolonge par une plaque blanche sur son front, un plumage uniformément noir, des pattes plus courtes, verdâtres avec de grands doigts palmés bleuâtres. Cet oiseau non chassé peut devenir très familier avec l'homme. Nous sommes passés très près d'eux sans les effaroucher. Ce sont des Foulques macroules (Fulica atra), petits échassiers de la famille des Rallidae qui vivent en groupes. La foulque est une excellente plongeuse.

2: Comment s'appelle le château que l'on longe pour rejoindre la commune de Barjouville ou du Coudray ?

C'est le Château de Gourdez , ancien château qui était la résidence principale des vicomtes de Chartres, puis en 1890, propriété de campagne de Gustave Besnard, notaire à Chartres.

Il a été aménagé en centre hospitalier comprenant deux unités: 18 lits pour l'unité de psychologie médicale, et 16 lits pour l'unité d'alcoologie.                             

 

Bernard.H28 

 


 

Pique-nique à La Hauteville.

Jeudi 26 avril 2018.

Sur le parking de BUT, nous ne sommes pas très nombreux, mais nous avons la joie de retrouver Eliane qui nous a manqués plusieurs mois. Sa colonne est bien réparée, et elle s’est entrainée  sur le parcours Chartres - Saint Prest.

8h: départ par Oisème, Coltainville, Soulaire, Saint Piat, Maintenon, Pierre, Nogent-Le-Roi, Coulombs………  heureusement que nous avons Sylviane pour guider notre chauffeur Michelle M, elle en connait un rayon ! Cette route est magnifique: sous le soleil, les champs du plateau alternent le vert des céréales et le jaune des colzas, les arbres de la vallée forment un tunnel ombragé et miroitant……… Les randonneurs de Lucé ont pris la route de Dreux, ils risquent d’arriver avant nous.

Nous voilà à La Butte d’Auvergne, on a bien roulé  ……… sur la commune de Faverolles; pas de pancarte “ Hauteville “. Direction La Boissière Ecole: ce n’est pas pour nous: premier demi-tour. Là, nous nous apercevons que nous sommes suivis par trois voitures de randonneurs.

“ La Gâtine “ commune de la Boissière Ecole. On change de département: ce n’est pas mieux de l’autre côté, toujours par de pancarte La Hauteville. Michelle téléphone à BernardGPS « -- Nous sommes perdus ! »

Le dialogue est difficile……sortie Boissière D 71………continue D 80………  Dans le haras il y a bien un cheval, c’est tout:  pas un chat !  Michelle sort sa carte………trop tard, on aurait dû tourner avant. Ça ne peut pas être par là……… demi-tour………

On amorce ce demi-tour mais on ne le fait pas, car on discute à travers nos vitres ouvertes, et l’on apprend que Danielle, en queue de convoi, possède un GPS: on est sauvé, elle passe devant disant: « --  On aurait dû tourner avant ! »

La Hauteville………enfin, son église et le cimetière, lieu du rendez-vous, juste à côté. Il est 9 h 15 min. Nous sommes contents de nous retrouver. Une seule voiture, celle de Bernard, est là.

9 h 25: départ de la randonnée: nous ne sommes pas nombreux: 14 marcheurs, plus Eliane et Bernard en voiture pour nous retrouver plus loin. Le cimetière, en dehors du village est bien caché par une haute végétation, la grille est à moitié ouverte. L’endroit est calme, nous ne rencontrons aucun des 178 Hautevillois et Hautevilloises……où sont-ils ?

On tourne à droite de l’église, et Jean-Claude nous fait faire demi-tour, et tant pis pour ceux qui sont allés trop vite. On prend la rue De La Pompe. Bernard suit et nous surveille.

Les genets sont fleuris, les feuilles des arbres toutes neuves sont d’un beau vert tendre, plusieurs d’entre-nous plongent le nez dans le lilas très parfumé, la lumière du soleil est très douce, on écoute le chant des oiseaux,  la nature est belle………Nous sommes en bordure du massif forestier de Rambouillet. Lydie fait un merveilleux bouquet de genet, lilas, euphorbe, sceau de Salomon, et autres belles fleurs.………

Eliane descend de voiture avec ses bâtons, elle va marcher toute la matinée et toute l’après-midi…… bravo !!

Sur le Chemin des Champarts, on observe des traces dans la boue. Nous ne sommes pas tous d’accord: plusieurs pensent aux sangliers, mais on ne voit que les 2 empruntes des doigts médiaux, et pas celles des doigts latéraux en arrière. La longueur totale devrait être de 8 à 1O cm, elle n’est que de 5 cm, ce serait plutôt des traces de chevreuil.

Notre Ange Gardien est descendu de voiture pour nous faire traverser la Route des Epines, puis il va nous accompagner, à pied, sur 1 km. Il s’arrête et fait demi-tour avant une pente très raide et glissante faite de sable orange très beau. Plus loin le sable est gris, la végétation est différente.

Après un demi-tour dans une côte, on est déçu: au lieu de descendre il va falloir monter. L’âne à la pelade, il perd ses poils par plaques: ce n’est pas beau, mais ce n’est pas de sa faute. Chemin du Bois Chacou, Chemin de la Butte Hureau, Chemin des Sainfoins, et nous entendons les cloches sonner midi, nous sommes presque arrivés. Chemin de la Butte Briée et c’est notre cimetière. Nous avons fait 12 km en 2 h 50 min.

Nous nous installons à l’extrémité du boulodrome, l’élégante Lydie déplie sa table, la couvre d’une nappe verte, ses sièges pliants de marin sont rayés bleu et blanc.

L’apéro est servi par Jean-Claude 1er: c’est un vin blanc des Landes  “ Douceur de Chalosse “ , il est suivi de Jean-Claude N°2, dit Le Tavernier, dont le Muscat est frais et excellent. Bernard propose un Cabernet Franc, rouge du Val de Loire.

La pâtissière Lydie fait choisir: soit le gâteau au yaourt, soit celui au chocolat. Danielle a confectionné un flanc à la noix de coco original et très bon. Bernard et Jean-Claude Tavernier servent le café, Josiane  et Annie N°2 les petits chocolats.

Etant si près du cimetière, la conversation s’engage sur les feux follets: petites lueurs pâles, bleutées ou jaunâtres, vacillantes et brèves (10 à 30 secondes au maximum), à faible hauteur au-dessus du sol ou de l’eau. Est-ce des émanations de méthane ou d’hydrogène phosphoré ? Personne n’en sait rien. Ce qui est certain, c’est que, avec le drainage, la régression des zones humides, l’enterrement des morts dans les cercueils, ils sont devenus plus rares.

Le tintement des petites bouteilles de Bernard nous empêchent de nous assoupir: la prune de Claudette, la poire de Lucette et le rhume agricole arrangé par Bernard.

13 h 50 min: des cumulus de beau temps apparaissent, le soleil se cache de temps en temps et nous sentons la fraicheur. Nous laissons là Eliane et Danielle, sur le banc, comme autrefois Carmen et La Hurlette, et nous partons à 11: petit groupe bien solidaire, sans échappés ni trainards. Nous grimpons allègrement la côte, rue du Tartre Gaudan, une cavalière nous croise, et trois autres vont dans le sens opposé.

Et c’est par là, entre Ar Tropig et le Chemin des Buttes de Queue Noire, que nous faisons notre cinquième et dernier demi-tour.

15 h 35 min: 8 km en 1 h 40 min: c’est un bon rhyme. Pour la journée on totalise 20,30 km.

Nous souhaitons “ Bon Anniversaire “ à Michelle avec un jour d’avance. Elle nous a préparé un gâteau en forme de couronne, avec dedans de la rhubarbe fraiche de son jardin, des cerises et des noix du même jardin: excellent………merci Michelle.

16 h: retour par la même route que Josiane connait par coeur: Coulombs, Maintenon, Saint Piat: « --  Tourne à gauche devant l’ancien moulin ! » Pas de voitures par rapport à la dernière rando il y a 8 jours à Coulombs: nous sommes en vacances et pas à la même heure. De toute façon la petite route est beaucoup plus agréable que la grande. Arrivée à BUT à 16 h 55 min.

Ce fut une excellente journée, et bravo à la courageuse Eliane.

Bernard.H28 

 


 

Allez !  roule la boule !

 

 

Jeudi 21 décembre 2017.

 

         Temps couvert, l’air est très humide, la Présidente pense qu’il n’y aura personne……

         Tiens ! Mais c’est Jean Claude 1er . Sachant que nous partons à pied du parking, nos Lucéens sont là !  Finie la gadoue de la semaine dernière: nous allons emprunter  les   trottoirs  bien  goudronnés,  bien  propres. Nous  sommes   22 randonneurs courageux, la plupart sans bâtons.

        Nous partons vers la piscine pour atteindre Champhol: pas d’oiseaux, pas de lapins, rien à voir, rien à entendre, rien à dire, rien à écrire pour le chroniqueur !

         Après avoir longé l’église, nous revenons par le château de Vauventriers, dont la ferme développe la culture expérimentale du miscanthus géant. C’est une grande herbe que l’on voit dans les champs à gauche, et qui peut, en terrain humide (ce n’est pas le cas ici) mesurer près de 4 m de haut. On l’appelle vulgairement “ herbe à éléphants “ , bien que les éléphants soient très rares à Champhol. Au château, ce miscanthus alimente depuis 2016, une chaudière biomasse de 300 kw et son réseau de chaleur.

         De l’aérodrome nous arrivons au parking Hetzel après avoir parcouru 9 km en 2 h: c’est bien ! Une fois les chaussures changées, nous embarquons pour Nogent-Le-Phaye. La voiture présidentielle indique une température de 11°C, très douce pour la saison.

     Destination: Zone Mondétour… AMF…Snooker Club…Bowling de Chartres… ☆

       On nous prête des chaussures, souvent trop grandes, mais ça ira bien. Puis nous formons les équipes. Le patron avait proposé 4, mais comme nous sommes maintenant 25, faisons 5 équipes de 5.

Et c’est parti, chacun choisit sa boule, la lance bien droit. Mais près du but, la sacrée boule dévie à gauche ou à droite… pour finir souvent dans la gouttière.  Il faut donc la lancer très fort………et dans la bonne direction. 

     C’est la mi-temps: nous allons reprendre des forces avec une bonne part de panettone, le traditionnel gâteau de Noël, et un verre de bière de Noël.

         La deuxième partie se déroule comme la première, dans les rires et la bonne humeur. Au-dessus de 100 points, on trouve dans la 1ère partie Daniel 115 et Olivier 101, tous 2 dans la même équipe. Dans la 2ème: Jean-Claude III, dit le Tavernier 117, Frédérico 114, Martine, la femme musclée 106, et Jean-Michel 104 (pour une première fois: bravo ! )

Si vous trouvez une erreur ou un oubli, prévenez ,  qui le communiquera au chroniqueur.

          Ce fut un excellent après-midi, une idée géniale pour clore l’année 2017.

           Le chroniqueur vous souhaite de Joyeuses Fêtes de Fin d’Année, et vous dit: « -- A l’Année Prochaine pour de Nouvelles Aventures !  »

Bernard.H28

,

 

 

 


 

 

 

Traversée surprise des marécages

de la forêt de Rambouillet.

 

 

 

Jeudi 30 novembre 2017.

 

 

     7h45 RDV à Hetzel et Pharmacie Lucé.

     8h00 Départ en covoiturage Direction Epernon puis Poigny la Forêt.

     A Poigny, devant la mairie, prendre la direction Rambouillet D107.

     Jusqu’à l’intersection avec la D936. Le parking est à droite juste avant l’intersection.

 

     La voiture de Michèle M arrive la 2ème au fameux parking, après celle de BernardGPS, avec à son bord Jean-Claude III et Bernard.H28. La route fut bonne: 40 km en trois quart d’heure, avec l’excellent guide Jean-Claude  III qui connait l’itinéraire comme sa poche, ayant travaillé à Epernon pendant 26 ans. Michèle M sait bien se repérer dans Rambouillet, et Bernard.H28 regarde la carte routière. Mais il faut dire que la Gazette de BernardGPS suffisait pour ne pas se perdre.

     31 randonneurs, bien emmitouflés dans leurs vêtements d’hiver, chauds et moelleux, s’apprêtent à traverser une route à grande circulation. On y va, le camionneur klaxonne de toutes ses forces et Bernard.H28 lance son cri:  

                          « --  CAMION ! ! »

      31………ce n’est pas un nombre normal, il est indivisible, c’est un nombre premier,……c’est inquiétant: imaginons qu’au restaurant ce soit (ou  ce soient comme vous voulez) des tables de 10: on aura 3 tables de 10 et une table de 1: un convive qu’on tirera au sort.………

     Le sable blanc du chemin est agréable car il ne colle pas aux pieds; le soleil bas traverse la forêt de bouleaux et de pins, tapissée de  bruyère et de fougères rousses. C’est beau, qu’est ce qu’on est bien ici, malgré le froid ! ………pourtant plusieurs d’entre nous, ce matin vers 6h30 - 7h, seraient bien restés sous la couette……

     Ç’est fini, le soleil est derrière les nuages qui sont arrivés trop vite. Il nous reste le souvenir de ce beau ciel coloré de bleu et de rose qui nous a accompagnés ce matin à droite de la route sur tout le trajet. Notre artiste Maryvonne aime peindre des ciels, elle avait là un superbe modèle.

           Nous  avons  une  autre  artiste avec  nous,  une  comédienne  de  la  troupe  de  théâtre  “  Côté Scène “  en la personne de Martine Himalaya. Elle nous en parle avec beaucoup d’enthousiasme, et fera mettre les informations des prochaines représentations sur le site.

     Là, nous arrêtons de parler entre nous, nous marchons en file indienne en regardant bien où l’on met les pieds, car nous sommes en terrain argileux, imperméable à toute la pluie qui est tombée ces derniers temps. Nous prenons un peu le temps entre deux flaques pour admirer les magnifiques vieux chênes. Plusieurs ont des grosses branches que du côté gauche, au dessus du chemin, c’est bien pour l’ombre. Le fût est resté bien droit.

     Que voit-on là-bas ? Le chauffeur de Jean-Claude III et de Bernard.H28 dans le fossé: la pauvre Michèle M a glissé sur la boue molle (et non bémol), d’ailleurs nous n’avons pas rencontré de boue dure. Heureusement le fond du fossé tapissé de grandes herbes et de feuilles de fougères, a amorti le choc, et malheureusement l’eau du fond lui a mouillé les fesses.

     Le chemin devient plus étroit, plus boueux, plus glissant, nous sommes en plein marécage: c’est ça la surprise !  Nous nous arrêtons à l’extrémité d’un long pont en pierres, faisant  une limite entre un ruisseau et l’étang du  “ Coupe Gorge “  . Le comportement des canards nous étonne: alors qu’à l’étang de Luisant tous s’approchent du bord pour nous voir de près, ici ils s’éloignent en vitesse, comme s’ils avaient peur de nous. 

             Une question de BernardGPS: 

                        « --  A quoi jouent les canards ? » (Réponse plus bas.)

     Encore de magnifiques et vieux chênes qui tendent leur gros bras tout nus au dessus du chemin. Ce chemin qui a été labouré par une troupe de sangliers…………ah…les cochons !

     Le ciel reste couvert, mais il ne pleut pas: la seule goutte d’eau de toute la forêt tombe sur la tête de Maryse………pas de chance ! De plus, elle et Jean Michel se font flasher sur la  “ Route Sommaire “  : ils vont trop vite…

     Nous descendons un sentier de sable jaune et de cailloux jusqu’à un petit pont moussu traversant un ruisseau à sec, pour prendre la  “ Route de la Vallée Noire “  . Bernard.H28 crie pour la première fois de sa vie: «  --  CHAR D’ASSAUT !! » Nous arrivons en terrain militaire : danger !! Le char ne vient pas jusqu’à nous et fait demi-tour.

     Dans l’ancienne maison forestière, il y a location de vélos, mais elle est fermée. Nous continuons à pied en longeant le champ de tir, quelqu’un a l’idée de regrouper les femmes en avant.………

     Le soleil revient, il faut nous prendre en photo, et vite. Là il y a de très beaux chênes qui ont gardé leur feuillage marron, une couleur difficile à réaliser en peinture d’après les artistes présents. Question: pourquoi ceux-là ont encore leurs feuilles et les conserveront jusqu’au printemps ? Question sans réponse !

     Pour traverser la grand route, nous passons par petits groupes, c’est mieux que tout à l’heure. Sur la “ Route Blanche “ , Jean-Claude 1er notre  guide du jour, nous prévient:

«  --  On va se rapprocher du marais et passer le petit pont .  »

Puis il nous montre la grosse borne armoriée. Elle représente deux écus et date de 1500 environ, il s’agit sans doute de la famille de Bourbon et d’une autre famille. Maryse s’assoit sur le socle:

                    « --  C’est l’écusson qu’on veut photographier, et pas le cul mouillé ! »

     Jean-Claude 1er, après avoir photographié la longue file de randonneurs, se retrouve derrière, découvre un sentier qui longe un ruisseau , siffle: demi-tour pour tout le monde, sauf pour Thierry qui se trouve juste à l’embranchement et qui devient premier de cordée pour la première fois.

     On va se marrer dans ce marais, pataugeant dans l’eau, enjambant  les troncs de bouleaux couchés en travers. Il n’y a plus de chemin, il n’y a plus de sentier,  il n’y a plus de soleil pour s’orienter, on est perdu, on a peur, on tremble à l’idée de coucher là, car nous ne sommes pas équipés pour.

     Nous oyons bien les avions là-haut, mais ça ne nous aide pas du tout. Enfin les bonnes oreilles entendent des bruits de voitures au loin……… nous sommes sauvés… un grand merci à notre sauveur !

      Contents de ce parcourt original et surprenant: 10 km en 2 h 50, nous nous déchaussons et rechaussons pour suivre les directives de la Gazette:

               12h00 Direction Rambouillet par Gazeran

              12h30 RDV Restaurant d’application L’EnK,

              Lycée Louis Bascan à Rambouillet

              Rue d’Arbouville (grand parking)

              Inscription et chèque de 21 € à l’ordre de 

                           “Restaurant l’enK“

sont à remettre à Monique ou Danielle ou Francine.

 

     La route a paru longue (11 km), peut-être parce qu’on a faim. Le lycée a une côte très raide, plus raide que celles de la forêt, puis c’est l’escalier jusqu’au premier étage: heureusement que l’on a des jambes de randonneurs.

     Trois jeunes filles, pantalon noir, chemise noire, gilet noir et cravate rouge, prennent nos vêtements, ce sont les dames du vestiaire. Plus loin, cinq garçons , alignés pour nous saluer, nous font une haie d’honneur.

     Comme l’autre fois, il y a 4 tables de 10 !  Tient ! Mais c’est Charlotte et Olivier ! Puis aussi Marie-Thé, Chantal et Geneviève……… ça fait 36, nous ne sommes plus à 31, on l’a échappé belle !

     Bernard.H28 compte: la table de BernardGPS: 10, à côté c’est une table de 11……n’importe quoi ! Plus loin une table de 8, enfin le reliquat à la table N°4:  7. 

Total: 10 + 11 + 8 + 7 = 36……… ouf !

     La table N°4 est la mieux placée de toutes, tout près des toilettes, c’est un excellent poste d’observation: on va pouvoir comptabiliser les allées venues des unes et des autres, chronométrer le temps mis pour………

     Le personnel ne manque pas: à la table N°4 nous avons pour nous servir et nous desservir, Lyliane et Florent, l’exercice d’aujourd’hui est de gérer deux tables en même temps. Ils préparent un BEP en 3 ans et sont  en 2ème année. Les futurs chefs ont cuisiné pour 40 personnes, on se porte volontaire pour liquider le rab.

     Nous commençons par le kir, Lyliane propose cassis, pêche ou framboise. Dans une petite assiette, nous avons un petit ramequin de crème de petits pois tiède et saupoudrée de graines de cumin noir, une allumette au sésame (Sésame ouvre-toi en allumettes !), et enfin un chou à la crème.

     Lyliane nous récite le menu que l’on connait déjà, le thème du jour étant la région “ Les Hauts de France “  :

Salade Chicon, toast de pain d’épice

au Maroilles,

carbonade Flamande,

 ch’tiramisu.

« --  Un verre de vin est compris dans le menu . » 

Elle note 3 rouges et 3 rosés.

     Jacques se dirige vers les toilettes, lui qui n’a pas été mouillé ce matin, a reçu un verre de kir dans le dos, la chemise est trempée……

     L’entrée est magnifique, très colorée de persil et d’une tomate cerise, le sucré et le salé se marient bien. Pour la carbonate, Lyliane va demander en cuisine quels sont les trois sortes de viande (on attend toujours la réponse !), Michèle D a reconnu le paleron. A côté, un petit plat rectangulaire contient les frites croustillantes. 

     Pour notre pâtissier préféré, Jean-Michel, le tiramisu n’est pas du nord de la France, mais plutôt du nord de l’Italie. Cela ne fait rien, ce n’est peut-être pas du lait de bufflonne, on ne repère pas bien le Marsala ni l’Amaretto, mais il est bon quand même.

     Cinq cafés et deux thés pour Nelly, et Catherine-Thé, qui aujourd’hui a tout son temps pour le boire. La gazette nous dit:

14h00 Départ de la Digestive du parking

(rando 6 km)

17 h 00 Retour Chartres.

     Le soleil joue à cache-cache avec les nuages, on se rechausse. 11 randonneurs ont été pris en otage pour laver la vaisselle, nous ne sommes plus que 25 à parcourir le parc du Château.

     Tout est gris, sauf le Château éclairé par le seul rayon de soleil: vite la photo, mais les randonneurs sont très longs à se regrouper. Les arbres ont la place de s’épanouir, des marronniers, des tilleuls, des séquoïas, des cyprès chauves d’une belle couleur orangée……… Les canards nagent avec les mouettes et les foulques macroule. Les bernaches préfèrent rester sur la terre ferme pour se nourrir d’herbe, nous en avons rencontrés trois groupes d’une quinzaine d’individus. Un héron pose pour les photographes avant de prendre son envol.

         Quelques flocons de neige suivis d’une averse de grésil nous surprennent. Nous avons fait 5 km en 1 h: nous avons encore la “ pêche “ ! Nous remontons dans les voitures à 16 h 20 pour être à Chartres à 17 h comme prévu.

       Ce fut une très agréable journée.

Bernard.H28

                   Réponse à la question de BernardGPS:

                                 « --  Ils jouent aux quatre coins…coin!  coin!  coin! coin!  »

Pour en savoir plus:

--  Maroilles: fromage du Nord et de l’Aisne, fait avec du lait de vache.

--  Recette de la carbonade flamande: pour 1 kg de boeuf maigre à braiser (paleron, gîte, hampe,……), 1 cuillère à soupe de cassonade, un bouquet garni,, 1 litre de bière, 400 g d’oignons, 250 g de lard fumé entier (pas des lardons sous vide), 30 g de beurre, du sel de Guérande, et 3 cuillères à soupe de moutarde.

--  Recette du ch’tiramisu: 250 g de mascarpone ( fromage italien du Piemont-Lombardie, gras, à base de crème de lait de bufflonne), 100 g de sucre roux, 20 biscuits spéculos, 4 oeufs, 1 cuillère à soupe de sucre vanillé, 5 cL de Marsala (vin de Sicile aux oeufs ou aux amendes), Amaretto (boisson alcoolisée douce avec un léger parfum d’amendes amères d’Italie. Amaretto est le diminutif de amaro = amer), ou du rhum brun, 20 cL de café serré, et  du cacao amer.

 

 

 

 

 

 

 

 

Les surprises du pique-nique

Jeudi 21 septembre 2017

 
Lendemain de la pleine lune et veille de l’équinoxe d’automne, ce qui va nous faire une très belle journée très ensoleillée.
Chacun cherche un chauffeur, et les chauffeurs cherchent des passagers: André a déjà sa femme Christiane, il prend en plus Michelle M, Antoine et Bernard.H28. C’est une voiture très perfectionnée: une caméra filme les voitures garées derrière……… et nous voilà partis: il est 8h, le thermomètre marque 8,5°C.
Premier bouchon au premier rond-point: on n’a jamais vu autant de voitures, on ne passe jamais par là à cette heure, et nous avons une pensée pour les travailleurs: pour eux c’est tous les jours, matin et soir. Cela nous permet de regarder le paysage et les nombreuses caravanes des gens du voyage, accumulées sur l’ancien aérodrome. Ils aiment chasser !
Maintenant que nous sommes sur la 4 voies, ça roule bien. Le G.P.S. nous dit de tourner à droite: n’importe quoi ! On ne va pas aller à travers champs !  En fait nous devons aller vers la gauche en direction de Saint Léger, mais André n’a pas dressé sa voiture à sauter par-dessus le petit muret central de la nationale.
Plus loin, à l’entrée de Rambouillet, on doit passer sur une voie, on s’y attendait un peu. Nous avons la chance d’avoir dans la voiture une très bonne guide, en la personne de Michelle M, qui va nous sauver des bouchons. Elle conseille de prendre la prochaine sortie à droite, G.P.S. est d’accord. Ça y est: nous sommes sortis de la N10 et du bouchon. La route tourne et tourne, descend, passe sous la N10, remonte, tourne encore mais dans l’autre sens: première surprise: la route de Poigny et Saint Léger est barrée. Comme quoi, on aurait dû écouter le G.P.S. tout à l’heure.
Retour fâcheux vers la N10 et le bouchon, un chauffeur sympa nous laisse de la place, nous avons gagné quelques voitures et nous nous sommes rapprochés du gros camion là-bas. Il roule entre 10 et 15 km/h, et il n’y a personne devant lui, il doit avoir des problèmes mécaniques; sur une seule voie: pas de chance ! En réfléchissant, on se souvient qu’aujourd’hui c’est jour de grève pour les routiers…………
Nous prenons la direction de Poigny la Forêt par la route du Rond du Lièvre, puis celle de Saint Léger. Nous traversons Le Petit Paris, Saint Léger en Yvelines, Les Bruyères pour arriver à la surprise du jour: GAMBAISEUIL.
C’est un joli petit village, à 16 km au Nord-Ouest de Rambouillet, site classé “ Monument Historique “  depuis 1979. Il est peuplé de 66 Gabisans, mais le record fut 104 en 1800 et 105 en 1806.
Le territoire communal est presque entièrement inclus dans le massif forestier de Rambouillet, à l’exception de la clairière qui englobe le village. Nous avons rendez-vous à l’église Sainte Croix, édifice en pierre de meulière du XIIème siècle , remanié au XVIème. Le clocher-mur a été construit en 1913.
Nous ne verrons pas le Château du XIXème siècle, propriété privée cachée par la verdure, ni la maison où Paul Fort a résidé en 1914.
Mais où est l’église ?? On a tous le nez en l’air, mais pas un clocher, pas une croix, pas un coq ! On a la chance de voir et de questionner, sur le bord du trottoir, un Gabisan en pantalon beige et veste noire.
« --  C‘est la 2ème fois qu’on me le demande ! »
Il réfléchit: « --  Je pense qu’elle doit être quelque part par là, je crois. »
Il n’est pas très sûr de lui, est-ce un vrai Gabisan ? En tout cas, on l’a dans le dos, la route est étroite, André va faire son demi-tour plus loin, d’autres voitures vont en faire autant: c’est la ronde des automobiles !
Le Gabisan est toujours sur son trottoir, il doit en avoir marre de répondre aux questions de tous. Annick a une bonne idée: elle va se renseigner à la mairie: mais Madame Claude Cazaneuve n’est pas là à l’attendre ! Une autre bonne idée: téléphoner à Jean-Claude 1er, il connait bien  le coin………… mauvaise surprise: pas de réseau ……… On va plus loin, car on ne peut pas tourner à gauche à cause de la pancarte “ Interdit aux véhicules à moteur, sauf riverains “ . Mais on ressort du village. Un 3ème demi-tour et on arrête là, pas de parking……… tant pis: on en a marre comme le Gabisan, on fera le reste à pied.
Descendus de voiture, nous allons dire bonjour et embrasser ceux et celles que l’on n’a pas encore vus, dont certaines depuis juin. Personne n’a changé à part Francine que l’on reconnait à peine à cause de son nouveau look: cheveux courts couleur d’automne: elle a rajeuni ! Martine N2 a aussi les cheveux plus courts, mais le chroniqueur n’en dit pas plus: elle est accompagnée de son mari Daniel………
Nous désespérons de ne pas trouver l’église.  mais c’était sans compter sur la géniale Michelle M:
« --  Venez voir ! »
Nous descendons un bout de la rue.
« --  Tournez le dos à la mairie, mettez les pieds sur la plaque d’égout et regardez en face au dessus des arbres ! »
Le coq en haut du clocher !!!……………la surprise du jour !
Laissant là nos véhicules à moteur, nous pouvons emprunter cette petite voie sans issue réservée aux riverains. L’église Sainte Croix est là, entourée de verdure car par ici il n’y a plus de maisons, avec un tout petit cimetière.
Nous continuons par là, il est 9h30, Sylviane aide Bernard.H28 à compter: 27 randonneurs, en pleine forme pour les 12 km.
Première surprise de la randonnée: un troupeau de vaches et de boeufs (le chroniqueur  n’a pas vu de mamelle, mais un veau), avec des cornes exubérantes, particulièrement grandes, longues et d’une belle forme,  un peu relevées vers le haut. Leur robe est rouge clair, sauf un(e) complètement noire avec des poils très longs dont ceux de la tête cachent le haut du visage. Ce ne sont ni des normandes ni des charolaises, mais peut-être des highlands, ou Highlands cattle comme vous voulez (cattle = bétail), une race bovine écossaise originaire de la région des Highlands, dont la viande persillée est de bonne qualité gustative.
Après avoir traversé un ru au fond d’une gorge profonde sur un joli petit pont de bois, nous arrivons devant des informations sur la forêt, affichées sur un panneau protégé par un genre de préau. Un cueilleur nous montre sa maigre récolte de champignons:
« --  Pas grand chose, la terre est trop froide ! »
Belle excuse ! Son copain, joueur de pétanque, nous dit que lancer les boules est moins fatigant que la randonnée.
Que la forêt est belle ! Beaucoup de grands arbres plus que centenaires, essentiellement des hêtres et des chênes, certains regrettent qu’il n’y ait pas de châtaigniers. Et par-ci, par-là, des petits ponts charmants, faits de pierres moussues, enjambent les fossés.
Par un sentier étroit et peu fréquenté, sans poteau indicateur et sans pancarte, nous arrivons directement devant un arbre remarquable: bravo les guides Jean-Claude 1er, l’homme de la forêt, et André. C’est la surprise du jour: un chêne *** …….Magnifique !  Superbe ! C’est le Chêne de l’Ascension, un chêne rouvre pédonculé, de 36 m de haut et de 1,55 m de diamètre. Les trois étoiles signifient que c’est le chêne le plus remarquable de la région.
Maintenant qu’on a vu et photographié la surprise, on fait demi-tour, certains pensent qu’on a vu l’essentiel, qu’on peut rentrer à la maison. De toute façon: “ là où il y a d’la chêne, y a point de plaisir “ .
Exactement à mi-parcourt, nous rencontrons BernardGPS, l’homme de l’hôpital: quelle surprise ! Il va faire le 3ème guide, car jamais deux sans trois ! Il donne des indications utiles au chroniqueur: ici c’est le carrefour de Violaine et nous prenons la route Desviolaine, ça ne s’invente pas ! Est-ce Violaine Vanoyeke, historienne, Violaine Aubrée, joueuse de rugby à XV, ou encore une copine de BernardGPS ??
On se croirait dans les Landes, sur un sentier de sable gris, entourés de pins très hauts et bien droits, couvrant d’une ombre légère un massif de grandes Fougères-Aigle (Pteridium aquilinum), plantes toxiques mais d’une très belle couleur automnale, et de-ci, de-là, quelques champignons.
Eliane aide Bernard.H28 en épelant les mots difficiles: Carrefour Joubaire où l’on est, Carrefour La Croix Gilbon où l’on ne va pas, et non des gibbons comme l’avait écrit le chroniqueur.
André ramasse les deux premiers cèpes de la journée, dont un peut être considéré comme un champignon remarquable à plusieurs étoiles: c’est un Cèpe de Bordeaux (Boletus edulis), gros et d’une forme parfaite comme ceux en plastique qu’on trouve dans les magasins de souvenirs.
Après la maison forestière du Bocquet, André, l’homme des champignons, trouve des coulemelles et quelques chanterelles, Michelle M en récolte aussi. Nous arrivons à notre petite église, il est 12h30, il fait chaud, on est très bien. Mais il n’y a pas la place à pique-niquer ici.
Défilé de 6 ou 7 voitures dans ce petit village, ça ne passe pas inaperçu, à part qu’il n’y a personne à nous regarder. On tourne à droite dans  une route sans issue mais bien goudronnée. Nous nous arrêtons à la “ barrière de péage “, à l’ombre, la place ne manque pas.
Arrive une grosse voiture Discovéry 4 , tout terrain. Elle stoppe là, n’importe où, gênant toute manoeuvre de nos voitures. Est-ce une voiture des eaux et forêts ?  Un garde va-t-il nous expulser ? Pas de panique, on attend.
Une femme en descend, disant qu’elle ne fait pas partie du groupe,…… on s’en doutait un peu. Elle vient chercher son chien qui se ballade dans la forêt jusqu’à 13h. On demande quelques explications: c’est une meute de 10 chiens en liberté, mais qui doivent obéir au dresseur qui les accompagne. Le sien est un “ Leonberg “ .
Nous voilà bien installés au soleil, assis sur une grosse barre pour ceux qui n’ont pas de siège. Le bruit sec du bouchon de la bouteille de BernardGPS, raisonne dans la forêt et réjouit les coeurs. Bernard qui a oublié les fameuses petites bouteilles: mauvaise surprise !
« --  Je n’y ai pas pensé, faut dire que c’est la rentrée………  »
Belle excuse ! Jean-Claude 1er partage son blanc et Danielle son rosé. BernardGPS replonge dans son sac de schips. Annie se sent mal, elle nous fait une mauvaise surprise, il faut l’emmener à l’ombre et l’assoir dans un fauteuil. Et puis cet après-midi: repos.
Jean-Michel aussi va rentrer se reposer: tout fébrile et fiévreux, emmitouflé comme en hiver, il distribue ses excellentes parts de flan: quel courage ! Merci Jean-Michel.
Christiane thé propose des gâteaux vanille-chocolat, Josy des quetsches, Eliane du café, Francine du nescafé, Catherine thé du thé bien sûr, Sylviane des petits chocolats, André une eau de vie de prune,………et le chroniqueur s’excuse auprès de ceux qu’il a oubliés.
Au revoir Véronique et Patrice, c’est un vrai couple, et Patrice fait du tir à l’arc comme Daniel………c’est écrit dans leur dos. La Grande Michelle nous quitte avec Jean-Michel, Danielle Clouet, Annick et Annie: au revoir et soignez-vous bien.
Les 19 restants prennent la route des Zaizettes, puis la route de l’étang de Vitry. Le sol est argileux, boueux, ce qui diminue notre vitesse, mais nous ne sommes pas pressés.
Le château de Mormaire à gauche, sur la commune de Grosrouvre, appartient à l’homme d’affaires François Pinault (8ème grande fortune de France). Il est inscrit au titre des monuments historiques depuis le 17 décembre 1990.
Nous passons très près de la Route de la Noue, qui va de Nogent-le-Roi à Montfort-l’Amaury. Nous marchons dans le fossé qui longe la clôture, et nous y remarquons des bornes armoriées, grandes pierres de grès, qui délimitaient les territoires de chasse des anciens seigneurs aux XVIème et XVIIème siècles.
Nous passons devant les quelques maisons du Lieudit Le Chêne Rogneux. Rogneux est un terme familier, en Suisse se dit de quelqu’un de coléreux, qui se met facilement en rogne. Alors pourquoi ce chêne est-il rogneux ?
Voici les voitures, il est 16h45, nous avons marché pendant 1h50, et avons fait en tout 17,6 km, ce qui est bien, dénivellation: 128 m à 170 m d’altitude, et la température avoisine maintenant 19,5°C.
Nous avons eu beaucoup de surprises, mais on s’y attendait: sur le calendrier du site, depuis longtemps était écrit:  “ pique-nique surprise “  .
Ce fut une excellente journée.
 
Bernard.H28
 
Le Leonberg est une race de chiens géants, dont le nom est issu de la ville de Leonberg, dans le Bade-Wurtemberg.
Tête : masque noir
Espérance de vie : 8 à 9 ans
Caractère : Obéissant, Intrépide, Adaptable, De bonne compagnie, Aimant, Loyal
Poids : Femelle: 41–59 kg, Mâle: 48–75 kg
Taille : Femelle: 65–75 cm, Mâle: 72–80 cm

Caractère : Le leonberg est un chien calme et doux, d'une extrême gentillesse avec les enfants, et également très protecteur envers sa famille.

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ARCHIVES de la Tribune de BH28

SAISON 2016-2017


 

Un bon coup de peigne

 Jeudi 11 mai 2017

 

          Au rendez-vous habituel, le soleil brille, le ciel est dégagé, contrairement à ce qu’a annoncé la météo pessimiste. Nous prenons les voitures d’assaut, Jean Claude emmène Michèle, Marguerite et Bernard.H28 dans sa super Citroën.

              Au loin apparaît Dreux et un énorme bouchon de voitures et camions. Certains voient, pour la première fois, le panneau signalétique triangulaire, représentant cinq ou six voitures de front et de tailles différentes: on a le temps de réfléchir et de comprendre. N’empêche que c’est énervant d’avancer comme des escargots sur une si longue distance. Ça laisse le temps aux vilains nuages d’arriver et de cacher le soleil.

            Nous suivons la Blaise et traversons Fermaincourt, avant d’arriver devant le beau et célèbre château d’Anet, où nous nous garons à l’ombre des tilleuls en fleurs.

                      Et c’est parti: nous sommes 27 ou 28 (comme vous voulez), c’est peu, mais sympa. A Boncourt, on se déshabille, marcher ça réchauffe. Nous prenons l’Allée des Cailles (elles ne se mangent pas, caille est une déformation du mot caillou), puis le GR 22, en direction du Mont Sinaï (on aurait dû prendre l’avion!). L’entretien du chemin laisse à désirer: pour les branchettes de charme, ça passe, mais pour les branches d’églantier, ça pique.

        La forêt est magnifique, surtout avec les feuilles toutes neuves qui habillent les chênes, hêtres , charmes, et autres. Mais les montagnes russes nous font transpirer, on vient d’en passer trois, avec des montées et des descentes bien plus raides qu’en Russie, il n’y a que Lydie pour les descendre en courant !

                                         Tiens ! Un escargot de Bourgogne………

                                        C’est pour Maryvonne………

         Thierry est plus intéressé par les champignons, il y en a peu, mais il découvre quand même le mousseron de la Saint Georges, dont il hume le parfum typique de farine (on fête la Saint Georges le 23 avril).

                La photo de groupe se fait dans un léger rayon de soleil, au carrefour de la Haie d’Anet. Il nous manque les deux Jean Claude photographes. Et nous prenons le GR des Chevreuils (nous n’en avons pas vu la queue d’un).

          Le talus du bout du bois s’annonce plus raide que raide, et en descente: les hommes solides et musclés font la chaîne, les poignets passant de mains en mains; du haut vers le bas: Bernard.H28, Jacques, André, et BernardGPS. Tout se passe bien, à part Lucette qui entraîne Jacques dans une chute vertigineuse: plus de peur que de mal, et Lucette n’est pas tombée.

          Nous sommes récompensés de ce parcours périlleux en découvrant un panorama grandiose: Anet s’allonge dans son écrin de verdure, avec ses belles maisons aux toits de petites tuiles anciennes et son église au clocher pointu, le Château se cache derrière : c’est merveilleux !

           L’Eure passe un peu plus loin et fait frontière entre l’Eure et Loir et l’Eure. Dans cette direction se trouve Ezy-sur-Eure où nous irons tout à l’heure. Pour l’instant descendons la dernière pente, et prenons le Chemin de la Presse car nous n’avons pas que ça à faire !  Tiens ! des voitures !

            L’église nous attire: la façade a été plusieurs fois restaurée, il ne reste qu’une seule statue en place. des gens du pays, paniers, binettes et raclettes en mains nous renseignent:

                         «  --  C’est Sainte Julithe, l’église est dédiée à Saint Cyr et Sainte Julithe.» 

          Julithe (ou Julitte comme vous voulez) est la mère de Saint Cyr, qui n’est pas représenté ici. Elle tient un livre, et un objet qui ressemble à une couronne ou à un gâteau d’anniversaire.

           L’intérieur est très propre, la chaire magnifique. Le lion de Saint Marc a un visage humain. Le plus beau reste l’Antependium: (=qui pend devant), un élément décoratif qui pendait devant l’autel. Celui-ci est une broderie de soie de couleur et de fils d’or sur fond de droguet de soie du XVIII ème siècle. (Le droguet est une étoffe ornée de dessins brochés passant à l’envers d’un dessin à l’autre sans être tissé dans le fond de l’étoffe.) En tout cas, c’est joli !

             Nous avons fait 9,6 km à une vitesse moyenne de 3,3 km/h, le groupe de tête rapide n’étant pas là !

          A Ezy-sur-Eure, tout à côté du Musée, nous ne sommes pas tous d’accord sur l’emplacement du pique-nique. Nous traversons 3 fois la piste de roller, avec notre matériel, fauteuils, glacières, bouteilles, avant de nous installer en ronchonnant, à l’ombre des marronniers en fleurs. Olivier nous rejoint.

            Nous nous asseyons en cercle presque parfait, l’idéal pour la ronde des apéro, puis la ronde des vins blancs, la ronde des vins rouges, plus tard la ronde des gâteaux, suivie de la ronde du café et pour clore, la ronde des pousse-café: on n’en finit pas de se régaler !  Il ne neige pas, ce sont les fleurs de marronnier qui tombent dans les tasses.

 

 


Visite de la Manufacture Musée

peignes et parures XVIIè  XXè siècle

 

                   L’homme qui nous accueille nous explique que les ateliers  sont anciens et étroits, nous allons faire deux groupes: un avec le monsieur, l’autre avec la dame: le chroniqueur choisit la dame: Marie France.

                 « --  Les premiers peignes, en bois, étaient faits dans les familles de paysans, l’hiver, puis échangés avec les marchands ambulants: c’était le troc. Certains allaient à Paris à pied, entre deux soleils (= dans la journée ou en deux jours?), pour les vendre. Chez eux, ils fabriquaient eux-même leur outillage, ici, les ouvriers inventaient leurs machines. Ce travail du peigne faisait vivre environ 2 000 personnes, Ezy était la capitale du peigne.

         Dans la corne, il n’y a que la partie centrale d’utilisée, d’où l’intérêt , au XIXème siècle, d’importer des cornes de buffles (Brésil, Madagascar). Elle est fendue et ouverte à la chaleur qui va la ramollir, puis mise sous presse. En tout il faut 17 opérations pour en arriver au peigne, les machines sont inventées sur place, l’énergie venait du moulin à eau, par courroie. Là, il n’y avait que des hommes.

                  L’autre partie, réservée aux femmes, possède des machines plus faciles à manier. Pour poncer elles utilisaient de la poudre de pierre ponce et de l’eau; dans l’atelier il faisait humide, il y a bien un poêle à bois mais pas de double vitrage. Pour la finition, le polissage, elles avaient recours au coton.

                    En moyenne, un ouvrier fabriquait 100 peignes par jour, c’était suivant sa rapidité. Ezy comptait 58 artisans, les peignes étaient expédiés dans le monde entier. Il y avait aussi 3 entreprises métallurgiques pour faire les pièces de machine, la dernière a fermé en 1984.

              Et puis la corne a été remplacée par la toute première matière plastique: le celluloïd, qui est composé de nitrate de cellulose et de camphre, produits très inflammables qui ne sont plus utilisés aujourd’hui. Il a été remplacé à son tour par le Rhodoïd (de Rhône-Poulenc), à base d’acétate de cellulose totalement incombustible. 

         La machine à marquer sert pour inscrire le nom ou la marque du client.»

      Un vieux poste de radio nous surprend, ils travaillaient en musique, mais celui du bout ne devait pas entendre grand chose. On voit qu’ils utilisaient aussi l’écaille de tortue et l’ivoire. A Paris, un magasin a sa façade classée: elle a été couverte d’une décoration en écailles de tortue, façonnées ici.

        Là c’est un peu plus confortable: c’est le bureau où la patronne faisait son courrier: ses factures, feuilles de paye, comptabilité, expéditions,……  Pour gagner du temps, les ouvriers ont fait des tonneaux de ponçage  en bois de buis (le plus dur des  bois  de  la  forêt).  La  machine  à  “ gothiquer “ , sert à faire les arrondis du peigne dans le style de l’art gothique.

            Nous passons dans les ateliers d’en face où l’odeur nous surprend: une odeur de vielle graisse. Il y a une machine par opération: c’est le travail à la chaine. La matière plastique est teintée à la demande.

          Marie France reprend: « --  Autrefois, les gens ne se lavaient pas les cheveux, le peigne était utilisé comme décrassoir, et aussi pour les poux.»

        Sinon, c’est le même chauffage qu’en face et le même poste radio.  Ils ne devaient, là aussi, ne pas entendre grand chose à cause du bruit des machines. Nous voyons un moule à peignes, on y introduisait le plastique liquide, le coût en était élevé.

         Les ouvriers ont trouvé du travail à Paris, chez Renault, où les salaires étaient plus importants. En plus des bus les transportaient, c’est une des causes de la disparition de cette industrie.

              Une exposition importante nous attend dans la grande maison bourgeoise. Nous allons de vitrine en vitrine, c’est du grand art, des pièces uniques fabriquées à la commande, un travail admirable. Il n’est pas possible de tout écrire ici.

          Une vidéo va nous résumer tout ça. Puis nous sommes invités à entrer dans la boutique, car, contrairement aux visites habituelles, ici, on paye l’entrée en sortant. Chacun sort son billet de cinq euros, mais comme nous avons été gentils, sages et attentifs, la dame nous redonne 50 c .

         Ce fut une excellente visite.

Bernard.H28

 


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15 ans: joyeux anniversaire  Au Pied Levé.

Samedi 29 avril 2017

                           Le kir royal, à la mûre ou à la pêche, offert par le “ Pied Levé “ , nous est servi par la gentille Noémie. C’est le moment de trinquer à nos “ 15 ans “ , de discuter en choisissant nos interlocuteurs, car une fois à table, on ne pourra plus, tout le monde se connait, ou presque. On en voit plusieurs qui cherchent leur place en tournant autour des 8 tables rondes: 3 de 8, 2 de 9, et 3 de 10: …………  ça fait du monde… 72……  Les noms sont écrits en majuscules sur de petites ardoises, mais pas les prénoms, ce sera la surprise quand tous seront assis.

             La Présidente Monique prend la parole et le micro. Il ne fonctionne pas bien et pour certains pas du tout, elle a beau le secouer, il n’en sort aucun son audible. C’était juste pour nous faire regarder l’écran, pour voir le diaporama de 10 minutes, construit par Bernard et Jean Claude. Debout, le verre à la main, nous apprécions les beaux paysages traversés par nos randonnées, et rions de nos bêtises……… il sera suivi d’un diaporama de 2 heures, qui tournera en boucle.

              Une fois tout le monde assis, c’est le mot d’accueil de la Présidente, très émue, enrouée, et qui a des problèmes avec son micro peu performant. Jean Pierre vient à son aide et c’est tout de suite mieux.

                 Au nom du bureau, elle nous remercie tous d’être présents ce soir, surtout les anciens qui ont participé aux premières randonnées de la section. Puis elle présente les personnalités invitées dont deux Présidents Honoraires de Chartres Horizon: Philipe Méry et Maurice Allard; nous avons une pensée pour Bernard Plaze. Tous trois ont su créer (avec l’aide de Monique et Jean Pierre) la section qu’on appelle: “ Au Pied Levé “   , et plus tard la marche nordique et la danse country .

            Après quelques rappels: Assemblée Nationale, visites de musées et de monuments, marches dînatoires, semaines bleues, Saint-Malo, Le Crotoy, Le Croisic, l’Auvergne, notre Présidente conclue ainsi: « --  Marcher n’est pas notre unique objectif, c’est aussi tisser des liens, rompre l’isolement, agir pour le bien être et la santé. »

                   L’André barbu et  très moustachu, photographie table par table, dans le style des photos du banquet des Seniors à Chartres Expo, la Présidente remplaçant le Maire.

Maryvonne qui a la voix claire, remercie chaleureusement Monique et Jean Pierre pour leur dévouement à l’association depuis 15 ans.

             Nous sommes tout de suite dans l’ambiance de fête avec “ Tata Yoyo “ .  Neuf filles gantées avec chapeaux chargés de breloques variées, des lunettes de soleil de toutes formes et de toutes couleurs, des boas à plumes, se trémoussent tout en agitant de bruyantes canettes de bière ou de coca-cola et se faufilent entre les tables, faisant des câlins aux messieurs, certaines osant même s’assoir une seconde sur leurs genoux.

                  On aurait bien aimé un bis. Mais on attend les entrées. Les randonneurs étant bruyants par nature, Maryvonne, pour obtenir le silence dont on pourrait avoir besoin, nous sort un nouveau truc. C’est un jingle, un truc sonore dans le genre gare SNCF. Bernard fait un essai, tout le monde continue à parler………mais moins fort.

                   Le verre de vin blanc est suivi des entrées apportées par Noémie, aidée de Sandrine et Cyril. Nous trouvons dans l’assiette ce qui est écrit sur le menu: une salade de gambas et foie gras, le tout bon et bien présenté.

                  Maintenant, quatre garçons moustachus, tout de noir vêtus font tournoyer et tournicoter leur parapluie, sur la chanson “ A la Saint Médard “   , on les a reconnus: ce sont les Frères de Jacques.

                      Nous passons à l’éventail de veau au bourgogne, sauce chardonnay: quel délice !

                   Cinq artistes entrent en scène, bottées, avec le K-Way rouge de la section “ Rando “ sur le dos, parapluie en main. Elles vont faire une chorégraphie savante sur la chanson bien connue: “ La Gadoue “ . Et tout le monde chante, car Maryvonne, notre animatrice distinguée, a tout prévu et tout bien préparé: elle a copié toutes les chansons en un grand nombre d’exemplaires pour qu’un grand nombre de randonneurs chantent. 

                       Philippe Méry prend la parole pour dire tout le bien qu’il pense de la section rando. En quelques mots, il retrace l’historique, puis insiste sur la joyeuse compagnie des participants, le plaisir de marcher ensemble, la joie partagée de se retrouver dans un pique-nique ou autour d’une table avec un échange sincèrement amical. Il remercie Monique et Jean Pierre qui avec courage et persévérance, se sont donnés à fond pour faire vivre cette ambiance : c’est une belle aventure..

Maintenant Maryvonne est costumée en clown, et ça lui va très bien: c’est notre Madame Loyal, maître de la piste, le chef d’orchestre des numéros (Monsieur Loyal était directeur de cirque).

                  On appelle les membres du bureau comme pour la distribution des prix. on les applaudit pour leur dévouement, l’organisation des sorties, les voyages: c’est un énorme travail. Ils reçoivent chacun une caricature dessinée par Bernard.H28, sur les modèles de Philippe Jaunatre.

                   Et voici celui qu’on attendait: le fromage. 

            C’est à ce moment que Bernard.H28 va chanter sa petite chanson: “ On dit qu’il en est……… “  Et pendant qu’il déchire sa pochette rose, Catherine interprète  avec brio,  “ Les Haricots “ .

             Remise du Godillot d’or à Eliane pour ses 15 ans de fidélité, à André Bercé qui est à l’origine de nombreux “ petits circuits “ , Bernard.H28 l’écrivain, Ginette, et le Godillot d’Honneur à Solange notre aînée qui n’a pas pu venir ce soir.

             Le “ Godillot “ est un vitrail de l’atelier Picol, représentant  deux randonneurs, sac sur le dos, bâton à la main, marchant sur le chemin qui serpente entre les coquelicots, les champs de blé et les champs de colza. Au loin, à l’Horizon, au-dessus des arbres trône notre superbe cathédrale: c’est magnifique !

                   Monique émue, reçoit un bracelet et Jean Pierre une sacoche : ils l’ont bien mérité.

                 Le sketch “ Le Petit Grain de Folie “ est joliment dit par Madame Loyal elle-même, c’est à dire par notre charmante Maryvonne.

             Encore une dernière animation, on a été bien servi ! Des marionnettes très particulières: on voit le visage de Lili aux cheveux bruns, qui danse sur l’air de Lio: “ Les Brunes “ . Puis c’est la blonde Maryline, sur l’air bien sûr d’ “ Auprès de ma blonde “  , la troisième est Julie la rousse sur l’air de “ Julie la Rousse “ . Le plus extraordinaire de tout ça, c’est que ces marionnettes sont attachées aux pieds de Madeleine, Catherine et Chantal qui se démènent pour bien les agiter………Au Pied Levé…

            Un superbe feu d’artifice posé devant notre sympathique Présidente annonce le dessert. Et là, sans se bousculer, chacun prend une assiette, attend patiemment son tour, pour arriver au buffet de desserts où il y a un grand choix de bonnes choses (voir les photos!).

           La sauterie va permettre de digérer cet excellent repas, les randonneurs infatigables vont se dandiner, se balancer, se trémousser, se déhancher, et peut-être encore plus, jusqu’à 2 heures du matin.

         Ce fut un excellent anniversaire, une excellente soirée: merci aux organisateurs.

 

Bernard.H28

 


 

 TaTa YOYO

 

 

Tata Yoyo qu'est-ce qu'y a sous ton grand chapeau 

Tata Yoyo, dans ma tête y a des tas d'oiseaux 

Tata Yoyo, on m'a dit qu'y a même un grelot 

Mais, moi j'aime ça quand ça fait ding ding di gue ding 

Comme une samba 

J'ai mon boa 

Mon vieux chapeau 

Ma robe à fleurs 

Et mon mégot 

Mon parasol 

Et mes faux cils 

Et une boussole 

Sur mon nombril 

Les Brésiliens m'ont surnommée la folle de Rio 

Mais les enfants me donne un nom plus rigolo 

Tata Yoyo qu'est-ce qu'y a sous ton grand chapeau 

Tata Yoyo, dans ma tête y a des tas d'oiseaux 

Tata Yoyo, on m'a dit qu'y a même un grelot

Mais, moi j'aime ça quand ça fait ding ding di gue ding 

Comme une samba 

Depuis le temps 

Que je m'trimballe 

Parmi les masques 

Du Carnaval 

Ma silhouette 

Mon charme fou 

Ça les embêtes 

Ils sont jaloux 

Je les entends sur mon passage dire : Ah ! quelle est belle 

Un gosse a dit : Papa, j'la veux pour mon Noël 

Tata Yoyo qu'est-ce qu'y a sous ton grand chapeau 

Tata Yoyo, dans ma tête y a des tas d'oiseaux 

Tata Yoyo, on m'a dit qu'y a même un grelot 

Mais ça n'fait rien quand je danse ça fait ding ding di gue ding 

Et j'aime bien 

Oui, moi j'aime ça quand ça fait ding ding di gue ding 

Comme une samba.

 

Chanson d’Annie Cordy interprétée par :  Monique Présidente, Annick, Maryvonne, Christiane, Lydie, Maryse, Chantal, Josy, et Claudette.


 

 A la Saint Médard,

 

A la Saint-Médard mon Dieu qu'il a plu

Au coin du boul'vard et de la p'tit' rue.

A la Saint-Médard mon Dieu qu'il a plu

Y'aurait pas eu d'bar on était fichus!

A la Saint-Médard mon Dieu qu'on s'est plu

Tous deux au comptoir en buvant un jus.

A l'abri dans l'bar on s'est tell'ment plu

Qu'on est sortis tard quand il a plus plu.

Quand il pleut le jour de la Saint-Médard

Pendant quarant' jours faut prendr' son riflard.

Les marchands d'pépins et de waterproufs

Se frottent les mains, faut bien qu'ces gens bouff'nt!

Dans notr' petit bar on se retrouvait

A midi un quart et on attendait.

Quand il pleut dehors, dedans on est bien

Car pour le confort, la pluie ne vaut rien

Pour tout arranger il a encor plu

La Saint-Barnabé oh ça tant et plus!

Pour bien nous sécher au bar on a bu

Trois jus arrosés puis on s'est replu.

Saint-Truc, Saint-Machin, toujours il pleuvait

Dans le bar du coin au sec on s'aimait.

Au bout d'quarant' jours quand il a fait beau

Notre histoir' d'amour est tombée dans l'eau.

 

Chanson des Frères Jacques, interprétée par André et André, Bernard.H28, 

et par Jacques bien sûr !  Le 29 avril 2017.

                                                        


 

                                        La Gadoue

 

 Du mois de septembre au mois d'août
faudrait des bottes de caoutchouc
pour patauger dans la gadoue,
la gadoue, la gadoue, la gadoue
hou la gadoue, la gadoue

une à une les gouttes d'eau
me dégoulinent dans le dos
nous pataugeons dans la gadoue.....

vivons un peu sous le ciel gris-bleu
d'amour et d'eau de pluie
puis mettons en marche les essuie-glaces
et rentrons à Paris

ça nous changera pas d'ici
nous garderons nos parapluies
nous retrouverons la gadoue.........

il fait un temps abominable
Heureusement tu as ton imperméable
et ça n'empêche pas la gadoue......

il fallait venir jusqu'ici
pour jouer les amoureux transis
et patauger dans la gadoue.........

vivons un peu sous le ciel gris-bleu
d'amour et d'eau de pluie
et puis mettons en marche les essuie-glaces
et rentrons à Paris

L'année prochaine nous irons
dans un pays où il fait beau
et nous oublierons la gadoue.........
                   

Chanson de Serge Gainsbourg interprétée par : Monique Présidente, Annick, Josy, Chantal et Christiane.

 


 IMG 8269 1

 Savez-vous ce qu'on dit de Zizi ? 

On dit qu'il en est 

 

Ce jeune homme poli et si gentil 

On dit qu'il en est 

Il est pourtant de bonne famille 

Avec de bonnes fréquentations

Toujours des garçons, jamais d' filles

Alors, pourquoi que les gens font

Ta ta ta, ta la ta ta, prout prout ! {x4}

 

Ce garçon si drôle en travesti

On dit qu'il en est

Ce fervent d' la bicyclette

On dit, on dit qu'il en est

Toujours si soigné de sa personne

Faut l' voir se recoudre un bouton

Un fil de travers, ça l' chiffonne

N'empêche que, derrière, les gens font

Ta ta ta, ta la ta ta, prout prout ! {x4}

Lui qui a des gestes aussi charmants

On dit qu'il en est

Lui qui vit pourtant chez sa maman

On dit qu'il en est

Il joue du trombone en virtuose

C'est p't-être bien pour ça qu'il en est

Du groupe des célèbres Socquettes Roses

Les gars qui ont lancé le fameux, le fameux

Ta ta ta, ta la ta ta, prout prout ! {x4}

Sont vachement terribles, les Socquettes Roses

Et lui, il en est

Quand j' vois leur pochette

Ça m' fait quéqu' chose

On voit qu'il en est

 

Ta ta ta, ta la ta ta, prout prout ! {x4}

 

 

Chanson de Fernandel, arrangée (ou dérangée comme vous voulez)

par Bernard.H28 et interprétée par lui-même.

 

 Les Haricots.

On doit chanter ce que l'on aime 

Exalter tout ce qui est beau 

C'est pour cela qu'en un poème 

Je vais chanter les haricots 

Alors que tout repose encore 

Dès le premier cocorico 

A qu'il est doux quant vient l'aurore 

De voir semer les haricots 

Et puis un jour sortant de terre 

Et se dressant toujours plus haut 

Vers le soleil, vers la lumière 

On voit pousser les haricots 

Au printemps la rose est éclose 

En été, le coquelicot 

Mais quel spectacle grandiose 

De voir fleurir les haricots 

Plus tard les paysans de France 

S'agenouillant, courbant le dos 

Ont l'air de faire révérence 

Pour mieux cueillir les haricots 

Mais ces courbettes hypocrites 

Précèdent la main du bourreau 

Qui les jetant dans la marmite 

Met à bouillir les haricots 

Et lorsque vient leur dernière heure 

Ont les sert autour d'un gigot 

Et chaque fois mon âme pleure 

Car c'est la fin des haricots.

 

Chanson de Bourvil, interprétée avec brio par Catherine.

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Très beau texte dit par notre Madame Loyal: Maryvonne.

 


 

Pique nique à Vouvray, commune de Bonneval

 

Jeudi 20 avril 2017

 

              Départ 8 h 15 sur le calendrier et 8 h sur la gazette, nous décollons du parking à 8 h 08, via Bonneval. Du soleil, mais une température de seulement 1°C………il ne gèle pas !

       On  a l’impression que passer par Guibert ne sert à rien, à part couper la N 10 à angle droit, mais nous suivons scrupuleusement les pancartes. Après avoir traversé Saint Martin de Péan, la voie de chemin de fer  et Jupeau, nous arrivons à Vouvray, au bord du Loir où sont installées les tables de pique nique. Tous ces hameaux sont sur la commune de Bonneval.

      Du premier coup, André et le chroniqueur sont d’accord sur le nombre: nous sommes 24, deux douzaines de randonneurs, les autres ayant peut-être eu peur du froid. Pourtant le soleil chauffe, nous voici à 3°C.

           A Jupeau il y a beaucoup de voies sans issues que nous ne prenons pas. Nous suivons la C 103, c’est à dire le GR 35 sur la carte de BernardGPS, notre guide du jour, vers Rouvres. Là, au milieu de la route, un évènement important: Eliane, la gentille Eliane, monte au grade supérieur en revêtant  le fameux gilet jaune que BernardGPS lui endosse avec beaucoup de soin.

           Rue des Aruels, une splendide clématite attire le regard et les appareils photo. La rue de La Fontaine nous entraine vers le fond de la vallée. Une belle  petite maison délabrée, typique de cette campagne est à vendre. Elle est bien proportionnée, toute en pierres, et avec un four à pain.  Plus loin c’est un superbe mannequin, une femme grandeur nature, avec un chapeau de paille d’où sortent deux longues nattes, qui guette les oiseaux. Annick regrette d’avoir oublié son appareil photo.

         Enfin la “ passerelle “ dont on parle beaucoup chez les pèlerins de Saint Jacques de Compostelle qui passent par là. A gauche c’est une source, la fontaine, dont La Fontaine aurait dit:

                              “  L’onde était transparente ainsi qu’aux plus beaux jours.  “

                         Nous ne prenons pas “ Le sentier 10 dit des Patrouillards (1) largeur 1 m “ , mais   le “ Chemin des Prés “ plus confortable.

            Une fois remontés à Rouvres, nous ne sommes plus sur la commune de Bonneval.  Après peu de temps sur la D 366, nous tournons à gauche pour redescendre. Nous sommes entourés de champs de blé, de colza d’un jaune éclatant, et de ray-grass (2).

             Sur notre gauche apparait le très beau château renaissance d’Aulnay (vous avez le choix entre Aulnay sur la pancarte et Aulnaie sur la carte de Bernard). Plus loin, les jacinthes des bois (3) forment un grand tapis bleu mauve comme sur la photo de Jean Claude 1er, parue comme      “ l’image du jour “ à la page 2 de l’Echo Républicain de mardi 18 avril 2017. (4)

             A Saint Christophe, place de Saint Ouen, Lydie nous fait une saynète improvisée devant quelques affiches électorales. Le porche qui permet d’entrer dans la  “ Grand-Cour “ est magnifique. Les maisons sont belles car  restaurées et bien entretenues, avec souvent un toit de chaume.

       Sur la route en direction de Marboué, rue de la Manceauterie, nous admirons les iris en fleurs sur le faîte du toit de chaume, plus loin, les tuiles faîtières de couleur marron, n’ont pas le même charme.

       Nous faisons une courte pause près d’un perchoir métallique jaune pour rapaces comme on en voit au bord des autoroutes. Ici pas d’autoroute, c’est sûr, mais de vastes étendues cultivées; les rapaces ont besoin d’économiser leur énergie en se posant quelque part. BernardGPS pose une question: quel est  le meilleur des rapaces ?  Personne ne répond………

                            « --  C’est l’hirondelle !

                                   Les hirondelles passent et rapace (= repassent) »

         Un lièvre aux grandes oreilles fait des bond prodigieux dans le blé puis attend un peu avant de repartir, il ne rapace pas, mais va tout droit devant lui en zigzags.

          «  --  On va vers les éoliennes. »  Mais Jean Pierre 1er est à bout de course, le dévoué André court le plus vite possible chercher sa voiture pour le ramener.

            Résultats de la matinée: 13,7 km que l’on peut arrondir à 14, vitesse: 3,9 km/h que l’on peut arrondir à 4; …  en 3 heures, mais ne faites pas le calcul.

           C’est Gérard qui apporte et sert l’apéro: du rhum arrangé ……par ses soins, et un cake. Un autre cake est posé sur la table, il a été fait par Geneviève qui n’est pas venue, son André non plus: c’est magique !

              Assis sur leur fauteuil les deux douzaines de randonneurs vont casser la croûte, à part les 4 qui mangent à table. Ils forment un cercle, certains ont le soleil dans les yeux, et d’autres le vent dans le nez, mais tous sont contents d’être là ensemble, à bien rigoler.

                 Maryvonne II distribue ses parts de gâteau au chocolat, suivie de peu par Danielle qui a confectionné des fondants au chocolat avec de la crème de marron à l’intérieur. Maryvonne 1ère présente son sachet de mamelons de Vénus. Si bien que l’on n’a presque plus faim pour le marbré de Lucette.

                      Pour digérer tout ça, André fait goûter son eau de vie de pomme, et Bernard agite les petites bouteilles de rhum arrangé, de la prune de Jacques ou Claudette (comme vous voulez), et le calva de Pierres (et non de Pierre). Maintenant on a chaud dedans, bien qu’il n’y ait que 12°C dehors. Bernard pose ses bouteilles pour nous offrir une noix de coco au chocolat.

            Pour terminer, une citation de Madeleine Proust:

L’humanité serait merveilleusement heureuse,

si tout le génie qu’employaient les hommes à réparer leurs bêtises,

 ils l’employaient à ne pas les commettre. “

           La voiture Présidentielle s’éloigne, ce fut un excellent pique nique.

 

Bernard.H28

N.D.L.R.

    (1): Patrouillard: c’est un membre d’une patrouille, bien sûr, mais ça peut être aussi  une tourte à la pomme, composée d’une sorte de tarte brisée, de pommes en morceaux et de beurre.

   (2): Ray-grass: il est cultivé comme plante fourragère. Noms communs: ivraie vivace, ray-grass anglais, ray-grass commun, bonne herbe. Elle entre aussi dans les mélanges pour gazon.

   (3): Autres noms: jacinthe sauvage, scille penchée, petite jacinthe, endymion  penché, muguet bleu.

  (4): A voir aussi la photo de Jean Pierre 1er parue à la même place la veille: quels succès ont nos photographes randonneurs !

 

 


 Une vie de château

 

Petit rappel de l'excellente visite du Château des Vaux, il y a 5 ans.

 

Ah! Que les femmes sont belles !  …… élégantes, habillées avec goût, coiffées, maquillées, fardées, ……les passants se retournent,… on n’ose pas les embrasser. C’est que nous allons déjeuner dans un château……

Monique répartit son monde dans les voitures, elle a tout calculé, ça doit tomber juste, il ne doit rester personne sur le parking. Il est 10 h 40, on démarre.

Jean-Pierre se souvient qu’il doit prendre Winnie à la fête foraine. Les manèges sont arrêtés, alors elle attend devant le Chinois.

Après la rocade, la N 23 jusqu’à Courville, la D 9, et  enfin, peu après  Pontgouin, une toute petite route à droite,  passant sous le chemin de fer, nous arrivons au Trocadéro: ……étonnant n’est-ce pas !

A droite un magnifique pigeonnier attire l’oeil, puis, le château, très grand, très beau, très bien entretenu, très clair, dans un bel écrin de verdure.

Il est 11 h 25, nous avons mis trois quarts d’heure comme l’avait prédit Jacques. Nous nous regroupons sur le parking de terre battue. Nouvelles embrassades car plusieurs sont venus directement. 

Monique compte: 44, c’est bon, mais nous sommes en avance, le repas est à 12 h 15, nous avons le temps de faire la photo de groupe. Le soleil a oublié de se lever, quelques femmes ont froid. Il y a bien un terrain de foot à côté, mais nous n’avons pas de ballon. Alors, sous prétexte d’une envie pressante, elles vont se réfugier dans les toilettes. Le reste de la troupe suit de loin et s’approche du bâtiment. Allez, on fait la photo: « --  Cache-toi bien Sylvette ! »

Une porte: nous entrons. C’est une cour au milieu de beaux bâtiments dont les portes et fenêtres sont entourées de briques de couleur foncée. Et nos petites frileuses sont heureuses de voir que cette cour est couverte d’une grande verrière. Nous remarquons deux bassins en pierre grise, baignoire ou abreuvoir, sur lesquels est gravé:  MDCCCLXXVI, que l’on peut traduire par 1876. Aux deux extrémités de cette cour, sur les pignons, sont sculptés en bas-relief, deux beaux chevaux blancs. Et au milieu du grand côté, une horloge sonne un gentil carillon avant les douze coups de midi.

12 h 15 enfin: on a l’estomac dans les talons, et une bonne odeur de cuisine nous chatouille les narines. Entrons. Un jeune homme et deux jeunes filles nous reçoivent avec le sourire, dans l’entrée encombrée d’un grand escalier. Au mur est accrochée une belle tête de cerf, les connaisseurs lui donnent l’âge de six ans au moment de sa mort. La première salle nous sert de vestiaire, les jeunes nous aident. Les tables rondes de la salle suivante nous invitent à nous asseoir, mais on hésite: une place ou une autre c’est pareil, on se connaît tous, attention aux couples ! …… il ne faut pas les séparer.

Là on est bien, assis confortablement. Les verres et les couverts bien rangés brillent d’un éclat merveilleux, les murs et le plafond sont magnifiquement peints. Nous faisons les photos avant de tout déranger. Au centre de la table deux papiers attirent l’attention: c’est le menu, avec le petit guide de visite (voir en annexe). Tout en bavardant bruyamment, nous dégustons la sangria. Mais au moment d’attaquer la jalousie, un silence pesant envahit la salle. De l’avis général c’est un excellent repas, bien cuisiné, très fin, coloré avec goût, et copieux, même trop copieux pour les petits estomacs.

Au moment du café, une voix forte s’élève au dessus du brouhaha: c’est Jean Claude, c’est notre guide qui commence à nous parler “ pour ne pas perdre de temps“ . « -- Dans cette région il y a quatre vallées, on dit un val ……… des vaux, d’où le nom de Château des Vaux, c’est simple. Il a été construit au bord de l’Eure, là où tournait un moulin. Le domaine est sur trois régions: la Beauce, le Perche, et le Thymerais.

Aligre était une grosse famille avec une fortune énorme, car elle avait obtenu du roi la gestion du magasin à sel, et de plus percevait la dîme, c’est à dire le dixième de ce qui était produit dans les fermes avoisinantes. Vers 1860, sous Napoléon III, le marquis imposait sa volonté dans la région. (1)

Le Marquis habitait le Château de la Rivière à Pontgouin. La grande partie centrale du Château des Vaux était sa résidence secondaire, son rendez-vous de chasse. Il a fait déplacer la rivière Eure pour construire l’aile où nous sommes. Loin de s’en rendre compte, là, devant notre assiette, nous sommes à cheval sur deux communes: Saint Maurice-Saint Germain, commune du canton de Nogent-Le-Rotrou, et Pontgouin, commune du canton de Courville, arrondissement de Dreux. » Si l’on vous demande où vous avez mangé, vous allez être bien embêté ! Et Jean-Claude continue: « Des deux communes, c’est Pongouin qui récupère tous les impôts, mais le député va intervenir pour changer ça.

C’était donc un rendez-vous de chasse de 20 000 ha: il n’en reste que 120 aujourd’hui. Le riche Marquis vivait encore comme si la révolution n’avait pas eu lieu, il vivait comme au temps de Louis XIV.»

Nous restons assis pour la visite de la première salle.« Là où vous êtes, c’était le bureau du Marquis, il y recevait ses fermiers: 100 (2) fermes travaillaient pour lui. Tous les plafonds du Château sont d’origine. Ici nous voyons le blason de la famille: en chef trois soleils d’or sur champ d’azur, burelé de cinq bandes d’or et d’azur. Les trois soleils correspondent aux trois Marquis qui ont été chanceliers de France, et il a fait mettre une couronne par-dessus. En fait c’était le blason de sa femme, la Marquise Marie Sophie Joséphine de Préaux. Le Marquis l’a répudiée et a épousé en seconde noce, sa soeur: Marie Charlotte de Préaux, mais il n’a pas refait le blason. Le Marquis est décédé sans aucune descendance en 1889, et sa femme, beaucoup plus jeune, en 1926. Au milieu des scènes mythologiques, nous pouvons lire la devise: “ Non uno gens splendida sole “, que l’on peut traduire par: “ ma famille ne brille pas d’un seul soleil “.

Les murs ont été refaits. Ce Château et son parc ont été vendus à Monsieur Delaporte, spécialisé dans la culture de pommes de terre. Puis il y a eu la 2ème guerre mondiale, tout a été envahi par les soldats. La partie droite servait d’hôpital pour les Allemands et la gauche, d’hôpital pour les Français. Puis ce furent les Américains, on a compté jusqu’à 1000 soldats.  Et chacun voulant emporter un souvenir, ils ont pris toute la vaisselle et tous les tableaux, il ne reste rien de tout ce riche patrimoine.»

Nous nous levons pour sortir de table, ( ouh, c’est dur de se déplier ! ) et pour visiter les autres pièces. Jean-Claude en profite pour nous distribuer une plaquette à trois volets donnant des informations sur l’Etablissement Notre Dame. Dans la pièce suivante, celle qui sert  de vestiaire, était le billard. « Regardez par terre, le parquet est comme à Versailles, le Marquis voulait avoir le plus beau Château de la région. Le programme des soirées était toujours le même: on dînait, on faisait une petite promenade digestive dans les jardins et l’on rentrait jouer au billard. La devise de la Marquise était: “ Les grandes actions se sont faites dans la simplicité “ . Dans chaque pièce, deux miroirs se font face, les femmes pouvaient se voir à l’infini. » Et Jean Claude répond aux questions: il y a en France 200 maisons pour accueillir les Apprentis d’Auteuil; Le hall va être restauré d’ici peu, il servira à informer les visiteurs comme un syndicat d’initiatives.

«  Ici, c’est la salle à manger du Marquis……… car chacun avait son appartement. Entre 1860 et 1880, le Marquis recevait tous les soirs environ 30 châtelains, les nobles du coin, on vivait vraiment comme à Versailles. Les bas-reliefs représentent les quatre saisons, le blason est là.

Quelques meubles sont à vendre, mais le lustre avec ses 180 ampoules de cristal est déjà vendu. Regardez les parquets: il y a le point de Hongrie comme à Versailles (1ère salle), et le parquet à la turque formé de petits carrés. Les pièces  du 1er et 2ème étages possèdent des cheminées, les conduits chauffent le 3ème où étaient logés les domestiques.»

Jean-Claude répond aux questions au fur et à mesure. 700 jeunes sont accueillis ici,  et 500 employés y travaillent, mais pas tous à plein temps. 

Nous traversons la cour. «  Là-bas, c’est le temple de l’Amour, le temple d’Aphrodite, une réplique de celui de Versailles. Tous les jours de chasse à courre, le soir venu, le Marquis et ses amis y allaient, avec de belles jeunes filles. De son côté, la Marquise avait le sien, il est fermé en ce moment. 

Combien y a-t-il de fenêtres ?  --  365  --  Bravo, c’est exact. Les statues sont faites sur les modèles de Choisy Le Roi. Au-dessus de la porte, il y avait la statue de la soeur de la Marquise, qui l’a regardée jusqu’à l’âge de 80 ans. A son 1000ème cerf, le Marquis fait ériger un cerf en bronze, on dit qu’il est vrai à l’intérieur, ……… et que les soirs de pleine lune, il descend à la rivière, il se désaltère, il fait pipi et il revient.» La cour traversée, nous montons à la chapelle du Marquis.

 

« La Marquise avait aussi sa chapelle de l’autre côté, mais la poutre maîtresse étant vermoulue, le plafond s’est effondré. Dans l’impossibilité de réparer, on en a fait un dortoir. 

Ici, dans la chapelle du Marquis, la messe était dite tous les jours. L’autel a été retrouvé dans un réduit à Senonches. Pour la restauration  on a retiré un pilier. Le Marquis, sa famille et ses amis étaient là où nous sommes, mais le public se plaçait dans la galerie en haut. Cette galerie est fermée pour la sécurité des “ gamins “ . La coupole en trompe l’oeil n’a pas de moulure en haut, c’est du dessin, oeuvre d’un artiste italien. Les vitraux représentent Saint Maurice-Saint Germain, ainsi que Saint Lubin, patron de Pontgouin. Le vitrail de l’Assomption a été détruit par le vent, il est remplacé par une cloison de verre moderne. A une époque, cette chapelle a servi de dortoir. Sur les deux bas-reliefs, chercher l’erreur………  l’angelot qui a été refait n’a pas été retourné, il regarde du mauvais côté. Tiens ! Ici il y a une fuite: c’est du parquet Leroy-Merlin.

Aujourd’hui, la religion est libre: il y a 23 nations différentes et 5 ou 6 religions différentes. 15 métiers sont enseignés, on prépare le CAP et le bac pro. Les jeunes sont placés là par les services sociaux ou par les familles, les allocations familiales payent une partie du prix de la journée. Les plus jeunes ( à partir de 6 ans ) vivent à l’extérieur, dans une maison au Thieulin. Tous ces jeunes forment une fratrie, ils se considèrent comme frères et soeurs. Une nouvelle section vient de voir le jour: Sport Etude Foot. Dans un foyer avec des éducateurs, 120 jeunes ont une chambre individuelle. La sécurité est très règlementée: par exemple les jeunes ne doivent pas monter sur un échafaudage. Donc on fait appel à des entreprises pour l’entretient des bâtiments.  Ici c’est la plus grosse maison de la fondation d’Auteuil, avec des jeunes qui vont de 6 à 21 ans. La journée coûte 200 € par enfant, la fondation reçoit des dons, les professeurs sont payés par l’état.»

Nous voici redescendus dans la cour. Nous voyons les deux tours aux extrémités des deux ailes, mitoyennes des deux chapelles. De sa chapelle, le Marquis entrait de plain- pied dans la tour.

« Un jour, le Marquis demande à son cocher d’ajouter un septième cheval à son carrosse, celui-ci refuse: il n’y a que l’Empereur qui a droit à 7 chevaux. Alors le Marquis tire un coup de pistolet et tue son cocher. La justice le condamne à donner la moitié de ses fermes  aux fermiers. Mais notre Marquis fit fabriquer quantité de pièces de monnaie (sans valeur bien sûr) à l’effigie de Napoléon III. Il les a fait poser sur le sol de la tour, et il prenait plaisir à marcher sur la tête de l’Empereur. 

Plus tard, la Marquise a fait murer la porte de cette tour qui est devenue la tour mystérieuse. Beaucoup de gens à La Loupe, possèdent des pièces de cuivre à l’effigie de Napoléon III.

En traversant de nouveau la cour, nous passons près des chenils des chiens de chasse. Sur la partie centrale du château, entre les fenêtres, des bas-reliefs représentent des scènes de chasse. A l’extrémité de quatre courtes balustrades, il y a quatre statues identiques, plutôt des groupes, en fonte ou en bronze (on n’a pas demandé), avec au milieu comme des pots à feu, entourés de trois petits enfants joufflus. Le premier garçon coupe les épis de blé avec une faucille, mais sur les quatre faucilles, trois sont cassées: «  -- Viens voir Ginette, celle-là n’est pas cassée ! » Le second délie la gerbe pour battre le blé, le fléau est plié près de lui, et le troisième n’ayant rien à faire, taquine des oisillons apeurés dans leur nid qu’il tient dans sa main.

Nous arrivons dans la cour qui nous a servi de “ salle d’attente “ ce matin: c’est un grand manège où les chevaux se dégourdissaient les pattes avant le départ en promenade, il était pavé (et non goudronné comme aujourd’hui). Tout autour c’étaient les remises des carrosses, la charpente métallique qui soutient la verrière, a été fabriquée dans les ateliers Eiffel en 1867. Les deux bassins servait d’abreuvoir, et l’on utilisait l’eau pour le nettoyage: «  Quand on nettoyait les parties intimes du cheval, il fallait faire attention de ne pas recevoir un coup de sabot . »

Un bar, on pourrait dire une brasserie, est installé dans la seule écurie conservée, avec ses râteliers en chêne, son plafond Eiffel, d’ailleurs on reconnaît bien sur les grosses poutres métalliques, les roses en relief de la Tour Eiffel. Nous reconnaissons aussi le blason de la famille d’Aligre et le A majuscule. Les noms des chevaux sont inscrits, ils correspondent aux noms des propriétés du Marquis. Il y a aussi le petit manège mais tous les carrosses sont dans le grand.

«  Le Château des Vaux était vraiment le domaine des chevaux, les jeunes domestiques entretenaient 5 foyers, la température était de 17°C été comme hiver. Le personnel logeait sous les combles. Dans la construction beaucoup de briques sont employées pour les tours des portes et fenêtres, dans les coins des murs, la briqueterie appartenait au Marquis.

Ici c’est une brasserie. Nous avons ouvert la section “ service en brasserie “ car il y a des  demandeurs. Nous avons de très bons professeurs, les stages en entreprises sont intéressants, il y a 85 % de réussite aux examens. Les jeunes trouvent ensuite du travail très facilement. Nous avons eu un “ Meilleur Apprenti de France “ . Par contre nous avons des classes d’alphabétisation en 6ème et en 5 ème. » 

Et Jean-Claude nous parle de la déesse Emura, peu ou pas connue de nous, sa statue est dans les jardins: « C’est la déesse de la terre, la déesse des moissons. Il vous faut masser de la main droite, le sein gauche de la déesse pour avoir une bonne moisson. Le jour de mon départ en retraite, et c’était un 1er avril, les jeunes souriaient en me voyant, et me demandaient d’aller voir Emura: ils lui avaient mis un soutien-gorge……… »

Et la visite continue sérieusement. Les quatre écuries abritaient 100 chevaux (2). A Paris, dans le 13ème arrondissement, place d’Aligre, le Marquis avait organisé des promenades en calèches………qui lui rapportaient: il avait le sens des affaires.

Nous sortons dans les jardins, voir les fleurs, mais il est encore tôt pour planter les plantes fragiles et frileuses. Le magasin est fermé, il ferme à 16 h 30, et Jean-Claude n’a pas la clé, il faudra revenir. Le groupe se disloque un peu, on écoute moins notre guide qui parle d’écologie et d’économie d’énergie: le Château des Vaux est le seul lycée a avoir une chaudière au bois. Les jets d’eau sont arrêtés., ………

Dans les serres de production il y a 16 élèves dont 15 filles ……… et devinez qui balaye  ……… le pauvre garçon……… Le professeur donne quelques explications, nous voyons les semis à différents stades. Nous traversons une serre chaude, et une serre froide pour les fleurs coupées.

«  Ici, on vend  aux fleuristes, mais aussi aux particuliers, c’est ouvert tous les jours (sauf aujourd’hui!). Nous fleurissons les jardinières du lycée, mais aussi celles des communes avoisinantes. »

Comme à Versailles, l’orangerie est au bord du jardin, plein sud, le Marquis pouvait se payer le luxe de manger ses propres oranges.

La déesse Emura semble nous attendre, mais personne n’ose aller lui caresser le sein, prétextant qu’il fait froid. Tous accélèrent le pas vers les voitures, et pourtant il y a des jardiniers parmi nous !

Il est 17 h 15, la visite, qui a duré 5 h 30,  est terminée, la journée aussi, finie la vie de Château, mais chacun en emportera un très bon souvenir. Un grand merci à toute l’équipe organisatrice, et en particulier à notre chère Présidente.

 

 Notes: (1) Pour ceux qui s’intéressent à l’histoire locale, Annick possède un livret très intéressant sur l’église Saint Pierre du Favril qu’elle a visitée aux journées du patrimoine, ainsi que la ferme  du Plessis.

D’abord, 8 siècles d’histoire y sont résumés. Et, depuis 1600 environ, la Seigneurerie du Favril passe à la famille d’Aligre. Après la généalogie des Aligres, il est question du “ Faux “ Tombeau, histoire passionnante à lire et à relire. La description de cette église est très complète, les problèmes de restauration, suite à une malencontreuse rénovation du XIXème siècle, y sont abordés avec des arguments sérieux, par des spécialistes très compétents. C’est donc un livret très instructif, qui par son volume ne peut être résumé ici, que vous propose Annick (en prêt), pour compléter notre visite du Château des Vaux.

  1.   Ce serait plutôt 99, car le nombre 100 était réservé au roi, d’après Bernard G.P.S., qui précise aussi que le domaine était si grand, que le Marquis pouvait se rendre de Pontgouin à Versailles tout en restant sur ses terres. Vous pouvez lui poser des questions, il est très documenté sur la famille d’Aligre.

 Le mercredi 4 avril 2012

 


 

La Celle-Les-Bordes (1)

Jeudi 23 février 2017

             Au parking Hetzel, nous sommes 17 randonneurs qui se répartissent dans 4 voitures, dont une spéciale, celle de Thierry, qui doit rentrer après le repas. On attend 8 h pile pour démarrer en n’oubliant personne. La voiture de Michelle M (ou P comme vous voulez), avec Annie et le chroniqueur, est suivie de celle de Lydie.

          La D 910, (ou N10 comme vous voulez), n’offre pas de difficulté. Et nous avons la chance d’avoir un chauffeur-guide: Michelle nous fait remarquer les bornes kilométriques de la libération, fraîchement repeintes, elle a vu les mêmes à Reims. Nous sommes sur la voie de la Liberté marquant l’itinéraire suivi par la 3ème armée américaine commandée par le général Patton. Un peu avant le monument de Saint-Symphorien, deux bornes se font face de chaque côté de la route, une pour l’Eure et Loir, l’autre pour les Yvelines.

         Ensuite, nous devons prendre la D906 en direction de Cernay La Ville, mais, impatients d’arriver, avec un chauffeur qui connaît bien le coin, nous tournons un peu avant sur la D936. Nous faisons demi tour au premier village, Lydie fait signe que nous nous sommes trompés. 

                   «  -- On tourne à droite au prochain rond point……… ou à l’autre d’après. »

             La D27 (et non la D61), la route touristique, nous fait passer à Clairefontaine que l’on reconnaît bien. C’est très joli par là !

       Nous arrivons avec dix minutes d’avance. Coffres ouverts, chaque randonneur s’active à se chausser, à s’équiper,  ………  Chantal nous présente son mari Philippe; mais voici une nouvelle Chantal…… bienvenue au Pied Levé ! C’est un plaisir de retrouver nos amis Marie-Claude et Michel qui aiment nous accompagner dans leur charmante forêt, ce sont des marcheurs solitaires et autonomes de Saint Arnoult.

                      Et c’est parti………un peu trop vite pour certains, par “ La Sente du Creux Chemin “ , une montée très, très raide. Nous comptons à plusieurs, résultats: 2 fois 34 et 2 fois 35; nous gardons 35, nombre de convives au restaurant.

      Les arbres sans leurs feuilles permettent de voir loin, un paysage très vallonné. Nous contournons la ferme “ Les Charmes “ , sans doute autrefois fortifiée car les douves qui l’entourent,  remplies d’eau, sont importantes. Plus loin, une ancienne maison forestière, devenue le gîte des Hauts-Besnières, peut accueillir 32 personnes (nous sommes trois de trop…… dommage ! ). Elle reçoit toute l’année des enfants pour leur faire découvrir les richesses naturelles et patrimoniales du territoire. Et le week-end, elle prend des allures de gîte d’étape à l’intention des randonneurs (encore dommage qu’on ne soit pas un week-end ! )

                Petit arrêt au poteau des Hauts-Besnières pour boire un coup. (boisson tirée du sac………les bistrots sont rares par ici). Madeleine Proust en profite pour déclamer cette citation:

                                     « --  Tu donnes, ne dois jamais s’en souvenir,

                                             tu reçois, ne dois jamais l’oublier !  »

               Plus loin, toujours plus loin, au poteau des “ Enclaves “, exactement rue des “ Enclaves “ , on fait la photo de groupe, en équilibre sur les grumes (2). Après le “ Carrefour des Allées “ , nous suivons le  “ Fossé de Broux “ , très sinueux et très profond, avec l’eau claire de l’Aulne qui coule lentement (ou qui stagne, comme vous voulez). Nous le traversons plusieurs fois sur des étroits ponts de bois sans garde-corps, mais on n’a pas peur.

                            Arrivés à “ La Celle les Bordes “ , la majorité d’entre nous préfère passer du côté des chevaux plutôt que du côté du cimetière. Nous remarquons un cheval  noir devant, noir derrière et blanc au milieu: d’après Michel, c’est à cause de la selle.

                 La brebis répond à Bernard.H28, il s’engage entre eux un dialogue intéressant, l’agneau ne sait pas encore parler. Au parking on se déchausse pour se rechausser, et tous admirent l’élégance de Jeanny avec ses superbes chaussures roses.

                    Nous avons fait 10,4 km, ça mérite l’apéro !

               Au restaurant “ Les Cinq Anneaux “ , Dominique, le patron, nous accueille derrière son bar, et Valérie la serveuse, nos accueille derrière la porte de la salle à manger, chacun à sa place. Et Madeleine Proust, au piano, nous interprète un air de jazz très enlevé.

     Sur la table au milieu de la salle, 35 verres, avec de la crème de cassis au fond, nous attendent. Sur la grande table en “ U “ , on remarque des petits ramequins emplis d’amuse-bouche, (ou amuse-bouches comme vous voulez), des grands plats de hors d’oeuvre avec carottes râpées, endives, entourées d’une guirlande de demi oeufs durs de pigeon, petits dés de fromage jaune ou orange; et enfin des grands plats de charcuterie: jambon fumé, saucisson, pavé au poivre, et cornichons. Le vin rouge est en carafe. Valérie retire le verre de Claude qui s’en était versé un fond juste pour y goûter.

               Annick notre secrétaire, fait la trésorière, surveillée par André, elle entasse les euros dans une enveloppe pour Dominique.

        Une fois tout le monde assis, Dominique aide Valérie à servir les Kir. On ne perd pas de temps car l’on a faim. Chacun pioche dans les plats à qui mieux mieux, la randonnée ça creuse !

     Valérie apporte ensuite les plats de blanquette de blanc de poulet. Dans la bonne sauce nagent des morceaux de carotte, poireau ,navet, champignon, cèleri branche. Le plat de riz accompagne le tout. La tarte aux pommes tiède sur une crème anglaise froide, termine ce repas.

           Le petit fils de Dominique, qui plus tard prendra la suite, est là, à préparer le café, qui sera servi par Valérie. 

      BernardGPS fait le tour des tables avec ses deux petites bouteilles: le rhum arrangé ou la prune de Claudette au choix, Maryvonne et Madeleine nous charment au piano, que demander de plus ? ……… quel bonheur !

               Tout le monde se lève comme un seul homme, on n’a pas que ça à faire, il faut marcher. Mais ce coup-ci, Catherine thé a eu le temps d’infuser son thé.

     Chacun se déchausse et se rechausse: c’est ça la vie de randonneur !  Il faut aussi déplier et enfiler le capuchon, il ne pleut pas très fort, mais ça mouille. Nous ne sommes plus que 20 à partir par le “ Chemin de la Villeneuve “ , nous arrivons rue du “ Château d’Eau “, et là, on a du soleil.

               Une tige de ronce sans feuilles, à quelques cm du sol, bien tendue en travers du chemin, fait tomber Lydie. Les lunettes éjectées au loin ne sont pas cassées, peu de mal pour Lydie que l’on badigeonne à l’arnica.

                       Le poteau “ des Bruyères “ est sur la commune des “ Monts Garnis “ , et le chemin des “ Bruyères “ nous mène jusqu’au Centre National Technique de Football, Domaine de Montjoye 78120 Clairefontaine-en-Yvelines. Nous voyons les installations, dont le château que l’on aimerait visiter, mais pas un joueur………

             Après la photo devant la plaque F.F.F. (Fédération Française de Football), nous prenons le CR N°20 qui va de Rochefort à Vieille Eglise. Puis au carrefour de “ Goursac “ la direction de Moutiers pour arriver à Celle Les Bordes. Nous croisons un vieil homme en short, la brebis ne répond pas, trop occupée à faire téter son agneau, nous avons parcouru 12 km en 2 h 46 min, ce qui fait un total de 22,4 km pour aujourd’hui: c’est bien.

             Ce fut une excellente journée.

Bernard.H28

N.D.L.R.

(1): pour en savoir plus: c’est une petite commune des Yvelines, à 12 km à l’est de Rambouillet et à 54 km de Chartres, elle est habitée par 840 Cellibordiens Cellibordiennes. Elle voit naître le cours de l’Aulne, affluent de la Rémarde, elle-même affluent de l’Orge qui se jette dans la Seine. L’altitude varie de 110 m à 177 m. Les hameaux sont: la Noue, le Breuil, les Bordes, la Hogue, et la Villeneuve. Ce village tient son nom du latin Cella (cellule) qui désigne un oratoire ou monastère, fondé au VI ème siècle par Saint Germain, évêque de Paris, sur le terrain des Bordes, don du roi Childebert 1er en 557.

(2): le chroniqueur avait l’intention d’écrire “ photo sur les troncs “ , mais Bernard lui a fait remarquer que certains pourraient mal interpréter : “ photo sur l’étron “ , malgré que étron ne soit pas un gros mot.

 

La Madeleine Bouvet
Jeudi 15 juin 2017
 
               Il est écrit sur la gazette, et il faut lire la gazette en plus du calendrier, que le rendez-vous au point habituel est à 8 h. R.V. à 9 h à la Mairie de la Madeleine, 54 km, 56 min. Parking près du plan d’eau: tant pis pour ceux qui n’ont pas suivi.
                La voiture présidentielle ramasse Lucette au passage, et file en direction de La Loupe. A Fontaine Simon, pas de pancarte, on est perdu, et l’on demande à une brave Percheronne fumant sur le pas de sa porte. Notre chauffeur avait raison: il faut passer Saint Jean de Murgers, et c’est tout droit. (Le murger est un mur de pourtour, lentement constitué par l’épierrage d’un champ ou d’un jardin, et qui borde celui-ci.)
                Voici La Madeleine Bouvet (à ne pas confondre avec notre Madeleine Proust), l’église et enfin l’étang communal: personne………il faut aller plus loin. On se salue, on s’embrasse, on remarque Lydie, notre élégante randonneuse, avec une casquette noire et bretonne, qui lui va à ravir, sans oublier les lunettes de soleil à monture jaune et bretonne, qui lui éclaire le visage.
               9 h 20: nous sommes 27 dont 16 femmes. Nous marchons à l’ombre des grands arbres, “ dans un chemin montant, sablonneux, malaisé ……  “  Mais d’où vient ce sable ?  (1) On s’arrête un peu à La Beaudorière pour reprendre souffle car ça va grimper ! En effet la route goudronnée et ensoleillée monte, monte ………  Jean Pierre II prend les photos, remplaçant pour quelques instants Jean CLaude qui accompagne Thierry.
        Nous traversons La Louveterie, Le Croc du Bois, Godefraise (ce n’est pas un gros mot), Cumont (à dire sans inverser les syllabes).
               Plus loin, nous sommes accueillis par des oies avec leurs oisons, le dindon glousse, mais reste caché. Une 4 L Renault attend un repreneur, Bernard.H28 prendrait bien le vélo: une bonne affaire ! Nous sommes à La Régeolière: 17 maisons et un beau Calvaire de la fin du XIXème siècle, dont le Christ est en fonte. Le curé Hébert qui a participé à sa restauration, n’est pas en famille avec Bernard.H28. Sur la mare, les nénuphars sont magnifiques. Les maisons coquettes et bien entretenues ont des girouettes, dont l’une représente un nid d’oiseaux, les parents surveillant les petits, l’un a dans son bec un ver de terre bien visible, l’autre représente un coq, mais ce n’est pas facile à photographier, ça bouge tout le temps.
            Ici c’est un camping-car, à moitié caché par les orties: encore une bonne affaire à prendre ! A La Noë du Bois (la Noë est peut-être la fleur blanche qui surgit des marécages au printemps; noa en gallo signifie marécage.) Bref, on s’arrête à l’ombre car il reste 200 m à faire sous le soleil ardent. Pour finir nous descendons le chemin un peu raide, sablonneux mais très ombragé, puis le petit pont de l’étang communal où Jean Pierre II fait la photo de groupe.
          Nous sommes justes à l’heure : l’église sonne 2 fois les douze coups de midi, puis l’angélus. Nous avons fait 10,4 km en 2 h 40 min, ce qui fait 3,9 km/h en moyenne. Nous avons raccourci le circuit prévu de 2 km, ce qui nous a fait louper le plus beau: le Moulin Viel et le Petit Moulin, ce sera pour une autre fois.
                Trois pécheurs, sans doute magdalénois, surveillent leur gaule: le premier, assez fort, les bras croisés, nous regardent d’un mauvais oeil comme si on le dérangeait, comme si nous, des gens calmes, paisibles, discrets et silencieux, allons faire peur aux poissons ! L’autre, au chapeau de paille et à la moustache grise et très fournie, très sympa, nous prête une table pliante de camping.
               On s’installe, des bouteilles de toutes les couleurs défilent, on arrive vite aux desserts: les framboises de Jean Claude III, les bigarreaux blanc de Michelle, les cerises de Sylviane, les excellentes tartelettes aux cerises ou aux abricots de notre bien aimé Jean Michel qui s’est levé à 5 h ce matin, le clafoutis de Josy et la tarte Tatin de Mariette: quel régal !
              Les petites bouteilles ont les étiquettes suivantes: Rhum agricole Dillon, Prune à Jacques, Mirabelle Meyer-Henri C, la dernière n’en a pas.
                       13 h 15: on entend Bernard dire:
                                  « --  Jean Michel, tu es le seul à vouloir marcher
                                             cet après-midi, je vais t’accompagner ! »
      C’est une blague bien sûr, mais quand même, il n’y aura que 16 partants, les 11 autres rentrant à la maison !  Bernard, qui sait s’adapter à toutes les situations, a prévu une rando digestive en fonction du dénivelé et de la chaleur:  « -  Le 7 n’est pas mal ! »
             On se sépare en chantant  “ Ce n’est qu’un au revoir mes frères  “
            Ce fut une excellente journée pour les uns et une excellente demi-journée pour les autres.
Bernard.H28
 
N.D.L.R.
(1) : bonne question de Madeleine, notre pianiste préférée. Ces sables ont été déposés dans des zones d’estuaires au Cénomanien (Crétacé supérieur), entre -100,5 Ma et -93,9 Ma (Ma=million d’années). Ils proviennent du démantèlement par les cours d’eau du massif armoricain. Leur couleur est due aux oxydes de fer.
Au XIIIème siècle, ce sable, mélangé à de la chaux, a été utilisé comme enduit à la cathédrale de Chartres, d’où la couleur ocre-dorée des voûtes nettoyées.photo au pied leve

 

 

 

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