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 Une vie de château

 

Petit rappel de l'excellente visite du Château des Vaux, il y a 5 ans.

 

Ah! Que les femmes sont belles !  …… élégantes, habillées avec goût, coiffées, maquillées, fardées, ……les passants se retournent,… on n’ose pas les embrasser. C’est que nous allons déjeuner dans un château……

Monique répartit son monde dans les voitures, elle a tout calculé, ça doit tomber juste, il ne doit rester personne sur le parking. Il est 10 h 40, on démarre.

Jean-Pierre se souvient qu’il doit prendre Winnie à la fête foraine. Les manèges sont arrêtés, alors elle attend devant le Chinois.

Après la rocade, la N 23 jusqu’à Courville, la D 9, et  enfin, peu après  Pontgouin, une toute petite route à droite,  passant sous le chemin de fer, nous arrivons au Trocadéro: ……étonnant n’est-ce pas !

A droite un magnifique pigeonnier attire l’oeil, puis, le château, très grand, très beau, très bien entretenu, très clair, dans un bel écrin de verdure.

Il est 11 h 25, nous avons mis trois quarts d’heure comme l’avait prédit Jacques. Nous nous regroupons sur le parking de terre battue. Nouvelles embrassades car plusieurs sont venus directement. 

Monique compte: 44, c’est bon, mais nous sommes en avance, le repas est à 12 h 15, nous avons le temps de faire la photo de groupe. Le soleil a oublié de se lever, quelques femmes ont froid. Il y a bien un terrain de foot à côté, mais nous n’avons pas de ballon. Alors, sous prétexte d’une envie pressante, elles vont se réfugier dans les toilettes. Le reste de la troupe suit de loin et s’approche du bâtiment. Allez, on fait la photo: « --  Cache-toi bien Sylvette ! »

Une porte: nous entrons. C’est une cour au milieu de beaux bâtiments dont les portes et fenêtres sont entourées de briques de couleur foncée. Et nos petites frileuses sont heureuses de voir que cette cour est couverte d’une grande verrière. Nous remarquons deux bassins en pierre grise, baignoire ou abreuvoir, sur lesquels est gravé:  MDCCCLXXVI, que l’on peut traduire par 1876. Aux deux extrémités de cette cour, sur les pignons, sont sculptés en bas-relief, deux beaux chevaux blancs. Et au milieu du grand côté, une horloge sonne un gentil carillon avant les douze coups de midi.

12 h 15 enfin: on a l’estomac dans les talons, et une bonne odeur de cuisine nous chatouille les narines. Entrons. Un jeune homme et deux jeunes filles nous reçoivent avec le sourire, dans l’entrée encombrée d’un grand escalier. Au mur est accrochée une belle tête de cerf, les connaisseurs lui donnent l’âge de six ans au moment de sa mort. La première salle nous sert de vestiaire, les jeunes nous aident. Les tables rondes de la salle suivante nous invitent à nous asseoir, mais on hésite: une place ou une autre c’est pareil, on se connaît tous, attention aux couples ! …… il ne faut pas les séparer.

Là on est bien, assis confortablement. Les verres et les couverts bien rangés brillent d’un éclat merveilleux, les murs et le plafond sont magnifiquement peints. Nous faisons les photos avant de tout déranger. Au centre de la table deux papiers attirent l’attention: c’est le menu, avec le petit guide de visite (voir en annexe). Tout en bavardant bruyamment, nous dégustons la sangria. Mais au moment d’attaquer la jalousie, un silence pesant envahit la salle. De l’avis général c’est un excellent repas, bien cuisiné, très fin, coloré avec goût, et copieux, même trop copieux pour les petits estomacs.

Au moment du café, une voix forte s’élève au dessus du brouhaha: c’est Jean Claude, c’est notre guide qui commence à nous parler “ pour ne pas perdre de temps“ . « -- Dans cette région il y a quatre vallées, on dit un val ……… des vaux, d’où le nom de Château des Vaux, c’est simple. Il a été construit au bord de l’Eure, là où tournait un moulin. Le domaine est sur trois régions: la Beauce, le Perche, et le Thymerais.

Aligre était une grosse famille avec une fortune énorme, car elle avait obtenu du roi la gestion du magasin à sel, et de plus percevait la dîme, c’est à dire le dixième de ce qui était produit dans les fermes avoisinantes. Vers 1860, sous Napoléon III, le marquis imposait sa volonté dans la région. (1)

Le Marquis habitait le Château de la Rivière à Pontgouin. La grande partie centrale du Château des Vaux était sa résidence secondaire, son rendez-vous de chasse. Il a fait déplacer la rivière Eure pour construire l’aile où nous sommes. Loin de s’en rendre compte, là, devant notre assiette, nous sommes à cheval sur deux communes: Saint Maurice-Saint Germain, commune du canton de Nogent-Le-Rotrou, et Pontgouin, commune du canton de Courville, arrondissement de Dreux. » Si l’on vous demande où vous avez mangé, vous allez être bien embêté ! Et Jean-Claude continue: « Des deux communes, c’est Pongouin qui récupère tous les impôts, mais le député va intervenir pour changer ça.

C’était donc un rendez-vous de chasse de 20 000 ha: il n’en reste que 120 aujourd’hui. Le riche Marquis vivait encore comme si la révolution n’avait pas eu lieu, il vivait comme au temps de Louis XIV.»

Nous restons assis pour la visite de la première salle.« Là où vous êtes, c’était le bureau du Marquis, il y recevait ses fermiers: 100 (2) fermes travaillaient pour lui. Tous les plafonds du Château sont d’origine. Ici nous voyons le blason de la famille: en chef trois soleils d’or sur champ d’azur, burelé de cinq bandes d’or et d’azur. Les trois soleils correspondent aux trois Marquis qui ont été chanceliers de France, et il a fait mettre une couronne par-dessus. En fait c’était le blason de sa femme, la Marquise Marie Sophie Joséphine de Préaux. Le Marquis l’a répudiée et a épousé en seconde noce, sa soeur: Marie Charlotte de Préaux, mais il n’a pas refait le blason. Le Marquis est décédé sans aucune descendance en 1889, et sa femme, beaucoup plus jeune, en 1926. Au milieu des scènes mythologiques, nous pouvons lire la devise: “ Non uno gens splendida sole “, que l’on peut traduire par: “ ma famille ne brille pas d’un seul soleil “.

Les murs ont été refaits. Ce Château et son parc ont été vendus à Monsieur Delaporte, spécialisé dans la culture de pommes de terre. Puis il y a eu la 2ème guerre mondiale, tout a été envahi par les soldats. La partie droite servait d’hôpital pour les Allemands et la gauche, d’hôpital pour les Français. Puis ce furent les Américains, on a compté jusqu’à 1000 soldats.  Et chacun voulant emporter un souvenir, ils ont pris toute la vaisselle et tous les tableaux, il ne reste rien de tout ce riche patrimoine.»

Nous nous levons pour sortir de table, ( ouh, c’est dur de se déplier ! ) et pour visiter les autres pièces. Jean-Claude en profite pour nous distribuer une plaquette à trois volets donnant des informations sur l’Etablissement Notre Dame. Dans la pièce suivante, celle qui sert  de vestiaire, était le billard. « Regardez par terre, le parquet est comme à Versailles, le Marquis voulait avoir le plus beau Château de la région. Le programme des soirées était toujours le même: on dînait, on faisait une petite promenade digestive dans les jardins et l’on rentrait jouer au billard. La devise de la Marquise était: “ Les grandes actions se sont faites dans la simplicité “ . Dans chaque pièce, deux miroirs se font face, les femmes pouvaient se voir à l’infini. » Et Jean Claude répond aux questions: il y a en France 200 maisons pour accueillir les Apprentis d’Auteuil; Le hall va être restauré d’ici peu, il servira à informer les visiteurs comme un syndicat d’initiatives.

«  Ici, c’est la salle à manger du Marquis……… car chacun avait son appartement. Entre 1860 et 1880, le Marquis recevait tous les soirs environ 30 châtelains, les nobles du coin, on vivait vraiment comme à Versailles. Les bas-reliefs représentent les quatre saisons, le blason est là.

Quelques meubles sont à vendre, mais le lustre avec ses 180 ampoules de cristal est déjà vendu. Regardez les parquets: il y a le point de Hongrie comme à Versailles (1ère salle), et le parquet à la turque formé de petits carrés. Les pièces  du 1er et 2ème étages possèdent des cheminées, les conduits chauffent le 3ème où étaient logés les domestiques.»

Jean-Claude répond aux questions au fur et à mesure. 700 jeunes sont accueillis ici,  et 500 employés y travaillent, mais pas tous à plein temps. 

Nous traversons la cour. «  Là-bas, c’est le temple de l’Amour, le temple d’Aphrodite, une réplique de celui de Versailles. Tous les jours de chasse à courre, le soir venu, le Marquis et ses amis y allaient, avec de belles jeunes filles. De son côté, la Marquise avait le sien, il est fermé en ce moment. 

Combien y a-t-il de fenêtres ?  --  365  --  Bravo, c’est exact. Les statues sont faites sur les modèles de Choisy Le Roi. Au-dessus de la porte, il y avait la statue de la soeur de la Marquise, qui l’a regardée jusqu’à l’âge de 80 ans. A son 1000ème cerf, le Marquis fait ériger un cerf en bronze, on dit qu’il est vrai à l’intérieur, ……… et que les soirs de pleine lune, il descend à la rivière, il se désaltère, il fait pipi et il revient.» La cour traversée, nous montons à la chapelle du Marquis.

 

« La Marquise avait aussi sa chapelle de l’autre côté, mais la poutre maîtresse étant vermoulue, le plafond s’est effondré. Dans l’impossibilité de réparer, on en a fait un dortoir. 

Ici, dans la chapelle du Marquis, la messe était dite tous les jours. L’autel a été retrouvé dans un réduit à Senonches. Pour la restauration  on a retiré un pilier. Le Marquis, sa famille et ses amis étaient là où nous sommes, mais le public se plaçait dans la galerie en haut. Cette galerie est fermée pour la sécurité des “ gamins “ . La coupole en trompe l’oeil n’a pas de moulure en haut, c’est du dessin, oeuvre d’un artiste italien. Les vitraux représentent Saint Maurice-Saint Germain, ainsi que Saint Lubin, patron de Pontgouin. Le vitrail de l’Assomption a été détruit par le vent, il est remplacé par une cloison de verre moderne. A une époque, cette chapelle a servi de dortoir. Sur les deux bas-reliefs, chercher l’erreur………  l’angelot qui a été refait n’a pas été retourné, il regarde du mauvais côté. Tiens ! Ici il y a une fuite: c’est du parquet Leroy-Merlin.

Aujourd’hui, la religion est libre: il y a 23 nations différentes et 5 ou 6 religions différentes. 15 métiers sont enseignés, on prépare le CAP et le bac pro. Les jeunes sont placés là par les services sociaux ou par les familles, les allocations familiales payent une partie du prix de la journée. Les plus jeunes ( à partir de 6 ans ) vivent à l’extérieur, dans une maison au Thieulin. Tous ces jeunes forment une fratrie, ils se considèrent comme frères et soeurs. Une nouvelle section vient de voir le jour: Sport Etude Foot. Dans un foyer avec des éducateurs, 120 jeunes ont une chambre individuelle. La sécurité est très règlementée: par exemple les jeunes ne doivent pas monter sur un échafaudage. Donc on fait appel à des entreprises pour l’entretient des bâtiments.  Ici c’est la plus grosse maison de la fondation d’Auteuil, avec des jeunes qui vont de 6 à 21 ans. La journée coûte 200 € par enfant, la fondation reçoit des dons, les professeurs sont payés par l’état.»

Nous voici redescendus dans la cour. Nous voyons les deux tours aux extrémités des deux ailes, mitoyennes des deux chapelles. De sa chapelle, le Marquis entrait de plain- pied dans la tour.

« Un jour, le Marquis demande à son cocher d’ajouter un septième cheval à son carrosse, celui-ci refuse: il n’y a que l’Empereur qui a droit à 7 chevaux. Alors le Marquis tire un coup de pistolet et tue son cocher. La justice le condamne à donner la moitié de ses fermes  aux fermiers. Mais notre Marquis fit fabriquer quantité de pièces de monnaie (sans valeur bien sûr) à l’effigie de Napoléon III. Il les a fait poser sur le sol de la tour, et il prenait plaisir à marcher sur la tête de l’Empereur. 

Plus tard, la Marquise a fait murer la porte de cette tour qui est devenue la tour mystérieuse. Beaucoup de gens à La Loupe, possèdent des pièces de cuivre à l’effigie de Napoléon III.

En traversant de nouveau la cour, nous passons près des chenils des chiens de chasse. Sur la partie centrale du château, entre les fenêtres, des bas-reliefs représentent des scènes de chasse. A l’extrémité de quatre courtes balustrades, il y a quatre statues identiques, plutôt des groupes, en fonte ou en bronze (on n’a pas demandé), avec au milieu comme des pots à feu, entourés de trois petits enfants joufflus. Le premier garçon coupe les épis de blé avec une faucille, mais sur les quatre faucilles, trois sont cassées: «  -- Viens voir Ginette, celle-là n’est pas cassée ! » Le second délie la gerbe pour battre le blé, le fléau est plié près de lui, et le troisième n’ayant rien à faire, taquine des oisillons apeurés dans leur nid qu’il tient dans sa main.

Nous arrivons dans la cour qui nous a servi de “ salle d’attente “ ce matin: c’est un grand manège où les chevaux se dégourdissaient les pattes avant le départ en promenade, il était pavé (et non goudronné comme aujourd’hui). Tout autour c’étaient les remises des carrosses, la charpente métallique qui soutient la verrière, a été fabriquée dans les ateliers Eiffel en 1867. Les deux bassins servait d’abreuvoir, et l’on utilisait l’eau pour le nettoyage: «  Quand on nettoyait les parties intimes du cheval, il fallait faire attention de ne pas recevoir un coup de sabot . »

Un bar, on pourrait dire une brasserie, est installé dans la seule écurie conservée, avec ses râteliers en chêne, son plafond Eiffel, d’ailleurs on reconnaît bien sur les grosses poutres métalliques, les roses en relief de la Tour Eiffel. Nous reconnaissons aussi le blason de la famille d’Aligre et le A majuscule. Les noms des chevaux sont inscrits, ils correspondent aux noms des propriétés du Marquis. Il y a aussi le petit manège mais tous les carrosses sont dans le grand.

«  Le Château des Vaux était vraiment le domaine des chevaux, les jeunes domestiques entretenaient 5 foyers, la température était de 17°C été comme hiver. Le personnel logeait sous les combles. Dans la construction beaucoup de briques sont employées pour les tours des portes et fenêtres, dans les coins des murs, la briqueterie appartenait au Marquis.

Ici c’est une brasserie. Nous avons ouvert la section “ service en brasserie “ car il y a des  demandeurs. Nous avons de très bons professeurs, les stages en entreprises sont intéressants, il y a 85 % de réussite aux examens. Les jeunes trouvent ensuite du travail très facilement. Nous avons eu un “ Meilleur Apprenti de France “ . Par contre nous avons des classes d’alphabétisation en 6ème et en 5 ème. » 

Et Jean-Claude nous parle de la déesse Emura, peu ou pas connue de nous, sa statue est dans les jardins: « C’est la déesse de la terre, la déesse des moissons. Il vous faut masser de la main droite, le sein gauche de la déesse pour avoir une bonne moisson. Le jour de mon départ en retraite, et c’était un 1er avril, les jeunes souriaient en me voyant, et me demandaient d’aller voir Emura: ils lui avaient mis un soutien-gorge……… »

Et la visite continue sérieusement. Les quatre écuries abritaient 100 chevaux (2). A Paris, dans le 13ème arrondissement, place d’Aligre, le Marquis avait organisé des promenades en calèches………qui lui rapportaient: il avait le sens des affaires.

Nous sortons dans les jardins, voir les fleurs, mais il est encore tôt pour planter les plantes fragiles et frileuses. Le magasin est fermé, il ferme à 16 h 30, et Jean-Claude n’a pas la clé, il faudra revenir. Le groupe se disloque un peu, on écoute moins notre guide qui parle d’écologie et d’économie d’énergie: le Château des Vaux est le seul lycée a avoir une chaudière au bois. Les jets d’eau sont arrêtés., ………

Dans les serres de production il y a 16 élèves dont 15 filles ……… et devinez qui balaye  ……… le pauvre garçon……… Le professeur donne quelques explications, nous voyons les semis à différents stades. Nous traversons une serre chaude, et une serre froide pour les fleurs coupées.

«  Ici, on vend  aux fleuristes, mais aussi aux particuliers, c’est ouvert tous les jours (sauf aujourd’hui!). Nous fleurissons les jardinières du lycée, mais aussi celles des communes avoisinantes. »

Comme à Versailles, l’orangerie est au bord du jardin, plein sud, le Marquis pouvait se payer le luxe de manger ses propres oranges.

La déesse Emura semble nous attendre, mais personne n’ose aller lui caresser le sein, prétextant qu’il fait froid. Tous accélèrent le pas vers les voitures, et pourtant il y a des jardiniers parmi nous !

Il est 17 h 15, la visite, qui a duré 5 h 30,  est terminée, la journée aussi, finie la vie de Château, mais chacun en emportera un très bon souvenir. Un grand merci à toute l’équipe organisatrice, et en particulier à notre chère Présidente.

 

 Notes: (1) Pour ceux qui s’intéressent à l’histoire locale, Annick possède un livret très intéressant sur l’église Saint Pierre du Favril qu’elle a visitée aux journées du patrimoine, ainsi que la ferme  du Plessis.

D’abord, 8 siècles d’histoire y sont résumés. Et, depuis 1600 environ, la Seigneurerie du Favril passe à la famille d’Aligre. Après la généalogie des Aligres, il est question du “ Faux “ Tombeau, histoire passionnante à lire et à relire. La description de cette église est très complète, les problèmes de restauration, suite à une malencontreuse rénovation du XIXème siècle, y sont abordés avec des arguments sérieux, par des spécialistes très compétents. C’est donc un livret très instructif, qui par son volume ne peut être résumé ici, que vous propose Annick (en prêt), pour compléter notre visite du Château des Vaux.

  1.   Ce serait plutôt 99, car le nombre 100 était réservé au roi, d’après Bernard G.P.S., qui précise aussi que le domaine était si grand, que le Marquis pouvait se rendre de Pontgouin à Versailles tout en restant sur ses terres. Vous pouvez lui poser des questions, il est très documenté sur la famille d’Aligre.

 Le mercredi 4 avril 2012

 

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