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La Celle-Les-Bordes (1)

Jeudi 23 février 2017

             Au parking Hetzel, nous sommes 17 randonneurs qui se répartissent dans 4 voitures, dont une spéciale, celle de Thierry, qui doit rentrer après le repas. On attend 8 h pile pour démarrer en n’oubliant personne. La voiture de Michelle M (ou P comme vous voulez), avec Annie et le chroniqueur, est suivie de celle de Lydie.

          La D 910, (ou N10 comme vous voulez), n’offre pas de difficulté. Et nous avons la chance d’avoir un chauffeur-guide: Michelle nous fait remarquer les bornes kilométriques de la libération, fraîchement repeintes, elle a vu les mêmes à Reims. Nous sommes sur la voie de la Liberté marquant l’itinéraire suivi par la 3ème armée américaine commandée par le général Patton. Un peu avant le monument de Saint-Symphorien, deux bornes se font face de chaque côté de la route, une pour l’Eure et Loir, l’autre pour les Yvelines.

         Ensuite, nous devons prendre la D906 en direction de Cernay La Ville, mais, impatients d’arriver, avec un chauffeur qui connaît bien le coin, nous tournons un peu avant sur la D936. Nous faisons demi tour au premier village, Lydie fait signe que nous nous sommes trompés. 

                   «  -- On tourne à droite au prochain rond point……… ou à l’autre d’après. »

             La D27 (et non la D61), la route touristique, nous fait passer à Clairefontaine que l’on reconnaît bien. C’est très joli par là !

       Nous arrivons avec dix minutes d’avance. Coffres ouverts, chaque randonneur s’active à se chausser, à s’équiper,  ………  Chantal nous présente son mari Philippe; mais voici une nouvelle Chantal…… bienvenue au Pied Levé ! C’est un plaisir de retrouver nos amis Marie-Claude et Michel qui aiment nous accompagner dans leur charmante forêt, ce sont des marcheurs solitaires et autonomes de Saint Arnoult.

                      Et c’est parti………un peu trop vite pour certains, par “ La Sente du Creux Chemin “ , une montée très, très raide. Nous comptons à plusieurs, résultats: 2 fois 34 et 2 fois 35; nous gardons 35, nombre de convives au restaurant.

      Les arbres sans leurs feuilles permettent de voir loin, un paysage très vallonné. Nous contournons la ferme “ Les Charmes “ , sans doute autrefois fortifiée car les douves qui l’entourent,  remplies d’eau, sont importantes. Plus loin, une ancienne maison forestière, devenue le gîte des Hauts-Besnières, peut accueillir 32 personnes (nous sommes trois de trop…… dommage ! ). Elle reçoit toute l’année des enfants pour leur faire découvrir les richesses naturelles et patrimoniales du territoire. Et le week-end, elle prend des allures de gîte d’étape à l’intention des randonneurs (encore dommage qu’on ne soit pas un week-end ! )

                Petit arrêt au poteau des Hauts-Besnières pour boire un coup. (boisson tirée du sac………les bistrots sont rares par ici). Madeleine Proust en profite pour déclamer cette citation:

                                     « --  Tu donnes, ne dois jamais s’en souvenir,

                                             tu reçois, ne dois jamais l’oublier !  »

               Plus loin, toujours plus loin, au poteau des “ Enclaves “, exactement rue des “ Enclaves “ , on fait la photo de groupe, en équilibre sur les grumes (2). Après le “ Carrefour des Allées “ , nous suivons le  “ Fossé de Broux “ , très sinueux et très profond, avec l’eau claire de l’Aulne qui coule lentement (ou qui stagne, comme vous voulez). Nous le traversons plusieurs fois sur des étroits ponts de bois sans garde-corps, mais on n’a pas peur.

                            Arrivés à “ La Celle les Bordes “ , la majorité d’entre nous préfère passer du côté des chevaux plutôt que du côté du cimetière. Nous remarquons un cheval  noir devant, noir derrière et blanc au milieu: d’après Michel, c’est à cause de la selle.

                 La brebis répond à Bernard.H28, il s’engage entre eux un dialogue intéressant, l’agneau ne sait pas encore parler. Au parking on se déchausse pour se rechausser, et tous admirent l’élégance de Jeanny avec ses superbes chaussures roses.

                    Nous avons fait 10,4 km, ça mérite l’apéro !

               Au restaurant “ Les Cinq Anneaux “ , Dominique, le patron, nous accueille derrière son bar, et Valérie la serveuse, nos accueille derrière la porte de la salle à manger, chacun à sa place. Et Madeleine Proust, au piano, nous interprète un air de jazz très enlevé.

     Sur la table au milieu de la salle, 35 verres, avec de la crème de cassis au fond, nous attendent. Sur la grande table en “ U “ , on remarque des petits ramequins emplis d’amuse-bouche, (ou amuse-bouches comme vous voulez), des grands plats de hors d’oeuvre avec carottes râpées, endives, entourées d’une guirlande de demi oeufs durs de pigeon, petits dés de fromage jaune ou orange; et enfin des grands plats de charcuterie: jambon fumé, saucisson, pavé au poivre, et cornichons. Le vin rouge est en carafe. Valérie retire le verre de Claude qui s’en était versé un fond juste pour y goûter.

               Annick notre secrétaire, fait la trésorière, surveillée par André, elle entasse les euros dans une enveloppe pour Dominique.

        Une fois tout le monde assis, Dominique aide Valérie à servir les Kir. On ne perd pas de temps car l’on a faim. Chacun pioche dans les plats à qui mieux mieux, la randonnée ça creuse !

     Valérie apporte ensuite les plats de blanquette de blanc de poulet. Dans la bonne sauce nagent des morceaux de carotte, poireau ,navet, champignon, cèleri branche. Le plat de riz accompagne le tout. La tarte aux pommes tiède sur une crème anglaise froide, termine ce repas.

           Le petit fils de Dominique, qui plus tard prendra la suite, est là, à préparer le café, qui sera servi par Valérie. 

      BernardGPS fait le tour des tables avec ses deux petites bouteilles: le rhum arrangé ou la prune de Claudette au choix, Maryvonne et Madeleine nous charment au piano, que demander de plus ? ……… quel bonheur !

               Tout le monde se lève comme un seul homme, on n’a pas que ça à faire, il faut marcher. Mais ce coup-ci, Catherine thé a eu le temps d’infuser son thé.

     Chacun se déchausse et se rechausse: c’est ça la vie de randonneur !  Il faut aussi déplier et enfiler le capuchon, il ne pleut pas très fort, mais ça mouille. Nous ne sommes plus que 20 à partir par le “ Chemin de la Villeneuve “ , nous arrivons rue du “ Château d’Eau “, et là, on a du soleil.

               Une tige de ronce sans feuilles, à quelques cm du sol, bien tendue en travers du chemin, fait tomber Lydie. Les lunettes éjectées au loin ne sont pas cassées, peu de mal pour Lydie que l’on badigeonne à l’arnica.

                       Le poteau “ des Bruyères “ est sur la commune des “ Monts Garnis “ , et le chemin des “ Bruyères “ nous mène jusqu’au Centre National Technique de Football, Domaine de Montjoye 78120 Clairefontaine-en-Yvelines. Nous voyons les installations, dont le château que l’on aimerait visiter, mais pas un joueur………

             Après la photo devant la plaque F.F.F. (Fédération Française de Football), nous prenons le CR N°20 qui va de Rochefort à Vieille Eglise. Puis au carrefour de “ Goursac “ la direction de Moutiers pour arriver à Celle Les Bordes. Nous croisons un vieil homme en short, la brebis ne répond pas, trop occupée à faire téter son agneau, nous avons parcouru 12 km en 2 h 46 min, ce qui fait un total de 22,4 km pour aujourd’hui: c’est bien.

             Ce fut une excellente journée.

Bernard.H28

N.D.L.R.

(1): pour en savoir plus: c’est une petite commune des Yvelines, à 12 km à l’est de Rambouillet et à 54 km de Chartres, elle est habitée par 840 Cellibordiens Cellibordiennes. Elle voit naître le cours de l’Aulne, affluent de la Rémarde, elle-même affluent de l’Orge qui se jette dans la Seine. L’altitude varie de 110 m à 177 m. Les hameaux sont: la Noue, le Breuil, les Bordes, la Hogue, et la Villeneuve. Ce village tient son nom du latin Cella (cellule) qui désigne un oratoire ou monastère, fondé au VI ème siècle par Saint Germain, évêque de Paris, sur le terrain des Bordes, don du roi Childebert 1er en 557.

(2): le chroniqueur avait l’intention d’écrire “ photo sur les troncs “ , mais Bernard lui a fait remarquer que certains pourraient mal interpréter : “ photo sur l’étron “ , malgré que étron ne soit pas un gros mot.

 

La Madeleine Bouvet
Jeudi 15 juin 2017
 
               Il est écrit sur la gazette, et il faut lire la gazette en plus du calendrier, que le rendez-vous au point habituel est à 8 h. R.V. à 9 h à la Mairie de la Madeleine, 54 km, 56 min. Parking près du plan d’eau: tant pis pour ceux qui n’ont pas suivi.
                La voiture présidentielle ramasse Lucette au passage, et file en direction de La Loupe. A Fontaine Simon, pas de pancarte, on est perdu, et l’on demande à une brave Percheronne fumant sur le pas de sa porte. Notre chauffeur avait raison: il faut passer Saint Jean de Murgers, et c’est tout droit. (Le murger est un mur de pourtour, lentement constitué par l’épierrage d’un champ ou d’un jardin, et qui borde celui-ci.)
                Voici La Madeleine Bouvet (à ne pas confondre avec notre Madeleine Proust), l’église et enfin l’étang communal: personne………il faut aller plus loin. On se salue, on s’embrasse, on remarque Lydie, notre élégante randonneuse, avec une casquette noire et bretonne, qui lui va à ravir, sans oublier les lunettes de soleil à monture jaune et bretonne, qui lui éclaire le visage.
               9 h 20: nous sommes 27 dont 16 femmes. Nous marchons à l’ombre des grands arbres, “ dans un chemin montant, sablonneux, malaisé ……  “  Mais d’où vient ce sable ?  (1) On s’arrête un peu à La Beaudorière pour reprendre souffle car ça va grimper ! En effet la route goudronnée et ensoleillée monte, monte ………  Jean Pierre II prend les photos, remplaçant pour quelques instants Jean CLaude qui accompagne Thierry.
        Nous traversons La Louveterie, Le Croc du Bois, Godefraise (ce n’est pas un gros mot), Cumont (à dire sans inverser les syllabes).
               Plus loin, nous sommes accueillis par des oies avec leurs oisons, le dindon glousse, mais reste caché. Une 4 L Renault attend un repreneur, Bernard.H28 prendrait bien le vélo: une bonne affaire ! Nous sommes à La Régeolière: 17 maisons et un beau Calvaire de la fin du XIXème siècle, dont le Christ est en fonte. Le curé Hébert qui a participé à sa restauration, n’est pas en famille avec Bernard.H28. Sur la mare, les nénuphars sont magnifiques. Les maisons coquettes et bien entretenues ont des girouettes, dont l’une représente un nid d’oiseaux, les parents surveillant les petits, l’un a dans son bec un ver de terre bien visible, l’autre représente un coq, mais ce n’est pas facile à photographier, ça bouge tout le temps.
            Ici c’est un camping-car, à moitié caché par les orties: encore une bonne affaire à prendre ! A La Noë du Bois (la Noë est peut-être la fleur blanche qui surgit des marécages au printemps; noa en gallo signifie marécage.) Bref, on s’arrête à l’ombre car il reste 200 m à faire sous le soleil ardent. Pour finir nous descendons le chemin un peu raide, sablonneux mais très ombragé, puis le petit pont de l’étang communal où Jean Pierre II fait la photo de groupe.
          Nous sommes justes à l’heure : l’église sonne 2 fois les douze coups de midi, puis l’angélus. Nous avons fait 10,4 km en 2 h 40 min, ce qui fait 3,9 km/h en moyenne. Nous avons raccourci le circuit prévu de 2 km, ce qui nous a fait louper le plus beau: le Moulin Viel et le Petit Moulin, ce sera pour une autre fois.
                Trois pécheurs, sans doute magdalénois, surveillent leur gaule: le premier, assez fort, les bras croisés, nous regardent d’un mauvais oeil comme si on le dérangeait, comme si nous, des gens calmes, paisibles, discrets et silencieux, allons faire peur aux poissons ! L’autre, au chapeau de paille et à la moustache grise et très fournie, très sympa, nous prête une table pliante de camping.
               On s’installe, des bouteilles de toutes les couleurs défilent, on arrive vite aux desserts: les framboises de Jean Claude III, les bigarreaux blanc de Michelle, les cerises de Sylviane, les excellentes tartelettes aux cerises ou aux abricots de notre bien aimé Jean Michel qui s’est levé à 5 h ce matin, le clafoutis de Josy et la tarte Tatin de Mariette: quel régal !
              Les petites bouteilles ont les étiquettes suivantes: Rhum agricole Dillon, Prune à Jacques, Mirabelle Meyer-Henri C, la dernière n’en a pas.
                       13 h 15: on entend Bernard dire:
                                  « --  Jean Michel, tu es le seul à vouloir marcher
                                             cet après-midi, je vais t’accompagner ! »
      C’est une blague bien sûr, mais quand même, il n’y aura que 16 partants, les 11 autres rentrant à la maison !  Bernard, qui sait s’adapter à toutes les situations, a prévu une rando digestive en fonction du dénivelé et de la chaleur:  « -  Le 7 n’est pas mal ! »
             On se sépare en chantant  “ Ce n’est qu’un au revoir mes frères  “
            Ce fut une excellente journée pour les uns et une excellente demi-journée pour les autres.
Bernard.H28
 
N.D.L.R.
(1) : bonne question de Madeleine, notre pianiste préférée. Ces sables ont été déposés dans des zones d’estuaires au Cénomanien (Crétacé supérieur), entre -100,5 Ma et -93,9 Ma (Ma=million d’années). Ils proviennent du démantèlement par les cours d’eau du massif armoricain. Leur couleur est due aux oxydes de fer.
Au XIIIème siècle, ce sable, mélangé à de la chaux, a été utilisé comme enduit à la cathédrale de Chartres, d’où la couleur ocre-dorée des voûtes nettoyées.photo au pied leve

 

 

 

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