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Traversée surprise des marécages

de la forêt de Rambouillet.

 

 

 

Jeudi 30 novembre 2017.

 

 

     7h45 RDV à Hetzel et Pharmacie Lucé.

     8h00 Départ en covoiturage Direction Epernon puis Poigny la Forêt.

     A Poigny, devant la mairie, prendre la direction Rambouillet D107.

     Jusqu’à l’intersection avec la D936. Le parking est à droite juste avant l’intersection.

 

     La voiture de Michèle M arrive la 2ème au fameux parking, après celle de BernardGPS, avec à son bord Jean-Claude III et Bernard.H28. La route fut bonne: 40 km en trois quart d’heure, avec l’excellent guide Jean-Claude  III qui connait l’itinéraire comme sa poche, ayant travaillé à Epernon pendant 26 ans. Michèle M sait bien se repérer dans Rambouillet, et Bernard.H28 regarde la carte routière. Mais il faut dire que la Gazette de BernardGPS suffisait pour ne pas se perdre.

     31 randonneurs, bien emmitouflés dans leurs vêtements d’hiver, chauds et moelleux, s’apprêtent à traverser une route à grande circulation. On y va, le camionneur klaxonne de toutes ses forces et Bernard.H28 lance son cri:  

                          « --  CAMION ! ! »

      31………ce n’est pas un nombre normal, il est indivisible, c’est un nombre premier,……c’est inquiétant: imaginons qu’au restaurant ce soit (ou  ce soient comme vous voulez) des tables de 10: on aura 3 tables de 10 et une table de 1: un convive qu’on tirera au sort.………

     Le sable blanc du chemin est agréable car il ne colle pas aux pieds; le soleil bas traverse la forêt de bouleaux et de pins, tapissée de  bruyère et de fougères rousses. C’est beau, qu’est ce qu’on est bien ici, malgré le froid ! ………pourtant plusieurs d’entre nous, ce matin vers 6h30 - 7h, seraient bien restés sous la couette……

     Ç’est fini, le soleil est derrière les nuages qui sont arrivés trop vite. Il nous reste le souvenir de ce beau ciel coloré de bleu et de rose qui nous a accompagnés ce matin à droite de la route sur tout le trajet. Notre artiste Maryvonne aime peindre des ciels, elle avait là un superbe modèle.

           Nous  avons  une  autre  artiste avec  nous,  une  comédienne  de  la  troupe  de  théâtre  “  Côté Scène “  en la personne de Martine Himalaya. Elle nous en parle avec beaucoup d’enthousiasme, et fera mettre les informations des prochaines représentations sur le site.

     Là, nous arrêtons de parler entre nous, nous marchons en file indienne en regardant bien où l’on met les pieds, car nous sommes en terrain argileux, imperméable à toute la pluie qui est tombée ces derniers temps. Nous prenons un peu le temps entre deux flaques pour admirer les magnifiques vieux chênes. Plusieurs ont des grosses branches que du côté gauche, au dessus du chemin, c’est bien pour l’ombre. Le fût est resté bien droit.

     Que voit-on là-bas ? Le chauffeur de Jean-Claude III et de Bernard.H28 dans le fossé: la pauvre Michèle M a glissé sur la boue molle (et non bémol), d’ailleurs nous n’avons pas rencontré de boue dure. Heureusement le fond du fossé tapissé de grandes herbes et de feuilles de fougères, a amorti le choc, et malheureusement l’eau du fond lui a mouillé les fesses.

     Le chemin devient plus étroit, plus boueux, plus glissant, nous sommes en plein marécage: c’est ça la surprise !  Nous nous arrêtons à l’extrémité d’un long pont en pierres, faisant  une limite entre un ruisseau et l’étang du  “ Coupe Gorge “  . Le comportement des canards nous étonne: alors qu’à l’étang de Luisant tous s’approchent du bord pour nous voir de près, ici ils s’éloignent en vitesse, comme s’ils avaient peur de nous. 

             Une question de BernardGPS: 

                        « --  A quoi jouent les canards ? » (Réponse plus bas.)

     Encore de magnifiques et vieux chênes qui tendent leur gros bras tout nus au dessus du chemin. Ce chemin qui a été labouré par une troupe de sangliers…………ah…les cochons !

     Le ciel reste couvert, mais il ne pleut pas: la seule goutte d’eau de toute la forêt tombe sur la tête de Maryse………pas de chance ! De plus, elle et Jean Michel se font flasher sur la  “ Route Sommaire “  : ils vont trop vite…

     Nous descendons un sentier de sable jaune et de cailloux jusqu’à un petit pont moussu traversant un ruisseau à sec, pour prendre la  “ Route de la Vallée Noire “  . Bernard.H28 crie pour la première fois de sa vie: «  --  CHAR D’ASSAUT !! » Nous arrivons en terrain militaire : danger !! Le char ne vient pas jusqu’à nous et fait demi-tour.

     Dans l’ancienne maison forestière, il y a location de vélos, mais elle est fermée. Nous continuons à pied en longeant le champ de tir, quelqu’un a l’idée de regrouper les femmes en avant.………

     Le soleil revient, il faut nous prendre en photo, et vite. Là il y a de très beaux chênes qui ont gardé leur feuillage marron, une couleur difficile à réaliser en peinture d’après les artistes présents. Question: pourquoi ceux-là ont encore leurs feuilles et les conserveront jusqu’au printemps ? Question sans réponse !

     Pour traverser la grand route, nous passons par petits groupes, c’est mieux que tout à l’heure. Sur la “ Route Blanche “ , Jean-Claude 1er notre  guide du jour, nous prévient:

«  --  On va se rapprocher du marais et passer le petit pont .  »

Puis il nous montre la grosse borne armoriée. Elle représente deux écus et date de 1500 environ, il s’agit sans doute de la famille de Bourbon et d’une autre famille. Maryse s’assoit sur le socle:

                    « --  C’est l’écusson qu’on veut photographier, et pas le cul mouillé ! »

     Jean-Claude 1er, après avoir photographié la longue file de randonneurs, se retrouve derrière, découvre un sentier qui longe un ruisseau , siffle: demi-tour pour tout le monde, sauf pour Thierry qui se trouve juste à l’embranchement et qui devient premier de cordée pour la première fois.

     On va se marrer dans ce marais, pataugeant dans l’eau, enjambant  les troncs de bouleaux couchés en travers. Il n’y a plus de chemin, il n’y a plus de sentier,  il n’y a plus de soleil pour s’orienter, on est perdu, on a peur, on tremble à l’idée de coucher là, car nous ne sommes pas équipés pour.

     Nous oyons bien les avions là-haut, mais ça ne nous aide pas du tout. Enfin les bonnes oreilles entendent des bruits de voitures au loin……… nous sommes sauvés… un grand merci à notre sauveur !

      Contents de ce parcourt original et surprenant: 10 km en 2 h 50, nous nous déchaussons et rechaussons pour suivre les directives de la Gazette:

               12h00 Direction Rambouillet par Gazeran

              12h30 RDV Restaurant d’application L’EnK,

              Lycée Louis Bascan à Rambouillet

              Rue d’Arbouville (grand parking)

              Inscription et chèque de 21 € à l’ordre de 

                           “Restaurant l’enK“

sont à remettre à Monique ou Danielle ou Francine.

 

     La route a paru longue (11 km), peut-être parce qu’on a faim. Le lycée a une côte très raide, plus raide que celles de la forêt, puis c’est l’escalier jusqu’au premier étage: heureusement que l’on a des jambes de randonneurs.

     Trois jeunes filles, pantalon noir, chemise noire, gilet noir et cravate rouge, prennent nos vêtements, ce sont les dames du vestiaire. Plus loin, cinq garçons , alignés pour nous saluer, nous font une haie d’honneur.

     Comme l’autre fois, il y a 4 tables de 10 !  Tient ! Mais c’est Charlotte et Olivier ! Puis aussi Marie-Thé, Chantal et Geneviève……… ça fait 36, nous ne sommes plus à 31, on l’a échappé belle !

     Bernard.H28 compte: la table de BernardGPS: 10, à côté c’est une table de 11……n’importe quoi ! Plus loin une table de 8, enfin le reliquat à la table N°4:  7. 

Total: 10 + 11 + 8 + 7 = 36……… ouf !

     La table N°4 est la mieux placée de toutes, tout près des toilettes, c’est un excellent poste d’observation: on va pouvoir comptabiliser les allées venues des unes et des autres, chronométrer le temps mis pour………

     Le personnel ne manque pas: à la table N°4 nous avons pour nous servir et nous desservir, Lyliane et Florent, l’exercice d’aujourd’hui est de gérer deux tables en même temps. Ils préparent un BEP en 3 ans et sont  en 2ème année. Les futurs chefs ont cuisiné pour 40 personnes, on se porte volontaire pour liquider le rab.

     Nous commençons par le kir, Lyliane propose cassis, pêche ou framboise. Dans une petite assiette, nous avons un petit ramequin de crème de petits pois tiède et saupoudrée de graines de cumin noir, une allumette au sésame (Sésame ouvre-toi en allumettes !), et enfin un chou à la crème.

     Lyliane nous récite le menu que l’on connait déjà, le thème du jour étant la région “ Les Hauts de France “  :

Salade Chicon, toast de pain d’épice

au Maroilles,

carbonade Flamande,

 ch’tiramisu.

« --  Un verre de vin est compris dans le menu . » 

Elle note 3 rouges et 3 rosés.

     Jacques se dirige vers les toilettes, lui qui n’a pas été mouillé ce matin, a reçu un verre de kir dans le dos, la chemise est trempée……

     L’entrée est magnifique, très colorée de persil et d’une tomate cerise, le sucré et le salé se marient bien. Pour la carbonate, Lyliane va demander en cuisine quels sont les trois sortes de viande (on attend toujours la réponse !), Michèle D a reconnu le paleron. A côté, un petit plat rectangulaire contient les frites croustillantes. 

     Pour notre pâtissier préféré, Jean-Michel, le tiramisu n’est pas du nord de la France, mais plutôt du nord de l’Italie. Cela ne fait rien, ce n’est peut-être pas du lait de bufflonne, on ne repère pas bien le Marsala ni l’Amaretto, mais il est bon quand même.

     Cinq cafés et deux thés pour Nelly, et Catherine-Thé, qui aujourd’hui a tout son temps pour le boire. La gazette nous dit:

14h00 Départ de la Digestive du parking

(rando 6 km)

17 h 00 Retour Chartres.

     Le soleil joue à cache-cache avec les nuages, on se rechausse. 11 randonneurs ont été pris en otage pour laver la vaisselle, nous ne sommes plus que 25 à parcourir le parc du Château.

     Tout est gris, sauf le Château éclairé par le seul rayon de soleil: vite la photo, mais les randonneurs sont très longs à se regrouper. Les arbres ont la place de s’épanouir, des marronniers, des tilleuls, des séquoïas, des cyprès chauves d’une belle couleur orangée……… Les canards nagent avec les mouettes et les foulques macroule. Les bernaches préfèrent rester sur la terre ferme pour se nourrir d’herbe, nous en avons rencontrés trois groupes d’une quinzaine d’individus. Un héron pose pour les photographes avant de prendre son envol.

         Quelques flocons de neige suivis d’une averse de grésil nous surprennent. Nous avons fait 5 km en 1 h: nous avons encore la “ pêche “ ! Nous remontons dans les voitures à 16 h 20 pour être à Chartres à 17 h comme prévu.

       Ce fut une très agréable journée.

Bernard.H28

                   Réponse à la question de BernardGPS:

                                 « --  Ils jouent aux quatre coins…coin!  coin!  coin! coin!  »

Pour en savoir plus:

--  Maroilles: fromage du Nord et de l’Aisne, fait avec du lait de vache.

--  Recette de la carbonade flamande: pour 1 kg de boeuf maigre à braiser (paleron, gîte, hampe,……), 1 cuillère à soupe de cassonade, un bouquet garni,, 1 litre de bière, 400 g d’oignons, 250 g de lard fumé entier (pas des lardons sous vide), 30 g de beurre, du sel de Guérande, et 3 cuillères à soupe de moutarde.

--  Recette du ch’tiramisu: 250 g de mascarpone ( fromage italien du Piemont-Lombardie, gras, à base de crème de lait de bufflonne), 100 g de sucre roux, 20 biscuits spéculos, 4 oeufs, 1 cuillère à soupe de sucre vanillé, 5 cL de Marsala (vin de Sicile aux oeufs ou aux amendes), Amaretto (boisson alcoolisée douce avec un léger parfum d’amendes amères d’Italie. Amaretto est le diminutif de amaro = amer), ou du rhum brun, 20 cL de café serré, et  du cacao amer.

 

 

 

 

 

 

 

 

Les surprises du pique-nique

Jeudi 21 septembre 2017

 
Lendemain de la pleine lune et veille de l’équinoxe d’automne, ce qui va nous faire une très belle journée très ensoleillée.
Chacun cherche un chauffeur, et les chauffeurs cherchent des passagers: André a déjà sa femme Christiane, il prend en plus Michelle M, Antoine et Bernard.H28. C’est une voiture très perfectionnée: une caméra filme les voitures garées derrière……… et nous voilà partis: il est 8h, le thermomètre marque 8,5°C.
Premier bouchon au premier rond-point: on n’a jamais vu autant de voitures, on ne passe jamais par là à cette heure, et nous avons une pensée pour les travailleurs: pour eux c’est tous les jours, matin et soir. Cela nous permet de regarder le paysage et les nombreuses caravanes des gens du voyage, accumulées sur l’ancien aérodrome. Ils aiment chasser !
Maintenant que nous sommes sur la 4 voies, ça roule bien. Le G.P.S. nous dit de tourner à droite: n’importe quoi ! On ne va pas aller à travers champs !  En fait nous devons aller vers la gauche en direction de Saint Léger, mais André n’a pas dressé sa voiture à sauter par-dessus le petit muret central de la nationale.
Plus loin, à l’entrée de Rambouillet, on doit passer sur une voie, on s’y attendait un peu. Nous avons la chance d’avoir dans la voiture une très bonne guide, en la personne de Michelle M, qui va nous sauver des bouchons. Elle conseille de prendre la prochaine sortie à droite, G.P.S. est d’accord. Ça y est: nous sommes sortis de la N10 et du bouchon. La route tourne et tourne, descend, passe sous la N10, remonte, tourne encore mais dans l’autre sens: première surprise: la route de Poigny et Saint Léger est barrée. Comme quoi, on aurait dû écouter le G.P.S. tout à l’heure.
Retour fâcheux vers la N10 et le bouchon, un chauffeur sympa nous laisse de la place, nous avons gagné quelques voitures et nous nous sommes rapprochés du gros camion là-bas. Il roule entre 10 et 15 km/h, et il n’y a personne devant lui, il doit avoir des problèmes mécaniques; sur une seule voie: pas de chance ! En réfléchissant, on se souvient qu’aujourd’hui c’est jour de grève pour les routiers…………
Nous prenons la direction de Poigny la Forêt par la route du Rond du Lièvre, puis celle de Saint Léger. Nous traversons Le Petit Paris, Saint Léger en Yvelines, Les Bruyères pour arriver à la surprise du jour: GAMBAISEUIL.
C’est un joli petit village, à 16 km au Nord-Ouest de Rambouillet, site classé “ Monument Historique “  depuis 1979. Il est peuplé de 66 Gabisans, mais le record fut 104 en 1800 et 105 en 1806.
Le territoire communal est presque entièrement inclus dans le massif forestier de Rambouillet, à l’exception de la clairière qui englobe le village. Nous avons rendez-vous à l’église Sainte Croix, édifice en pierre de meulière du XIIème siècle , remanié au XVIème. Le clocher-mur a été construit en 1913.
Nous ne verrons pas le Château du XIXème siècle, propriété privée cachée par la verdure, ni la maison où Paul Fort a résidé en 1914.
Mais où est l’église ?? On a tous le nez en l’air, mais pas un clocher, pas une croix, pas un coq ! On a la chance de voir et de questionner, sur le bord du trottoir, un Gabisan en pantalon beige et veste noire.
« --  C‘est la 2ème fois qu’on me le demande ! »
Il réfléchit: « --  Je pense qu’elle doit être quelque part par là, je crois. »
Il n’est pas très sûr de lui, est-ce un vrai Gabisan ? En tout cas, on l’a dans le dos, la route est étroite, André va faire son demi-tour plus loin, d’autres voitures vont en faire autant: c’est la ronde des automobiles !
Le Gabisan est toujours sur son trottoir, il doit en avoir marre de répondre aux questions de tous. Annick a une bonne idée: elle va se renseigner à la mairie: mais Madame Claude Cazaneuve n’est pas là à l’attendre ! Une autre bonne idée: téléphoner à Jean-Claude 1er, il connait bien  le coin………… mauvaise surprise: pas de réseau ……… On va plus loin, car on ne peut pas tourner à gauche à cause de la pancarte “ Interdit aux véhicules à moteur, sauf riverains “ . Mais on ressort du village. Un 3ème demi-tour et on arrête là, pas de parking……… tant pis: on en a marre comme le Gabisan, on fera le reste à pied.
Descendus de voiture, nous allons dire bonjour et embrasser ceux et celles que l’on n’a pas encore vus, dont certaines depuis juin. Personne n’a changé à part Francine que l’on reconnait à peine à cause de son nouveau look: cheveux courts couleur d’automne: elle a rajeuni ! Martine N2 a aussi les cheveux plus courts, mais le chroniqueur n’en dit pas plus: elle est accompagnée de son mari Daniel………
Nous désespérons de ne pas trouver l’église.  mais c’était sans compter sur la géniale Michelle M:
« --  Venez voir ! »
Nous descendons un bout de la rue.
« --  Tournez le dos à la mairie, mettez les pieds sur la plaque d’égout et regardez en face au dessus des arbres ! »
Le coq en haut du clocher !!!……………la surprise du jour !
Laissant là nos véhicules à moteur, nous pouvons emprunter cette petite voie sans issue réservée aux riverains. L’église Sainte Croix est là, entourée de verdure car par ici il n’y a plus de maisons, avec un tout petit cimetière.
Nous continuons par là, il est 9h30, Sylviane aide Bernard.H28 à compter: 27 randonneurs, en pleine forme pour les 12 km.
Première surprise de la randonnée: un troupeau de vaches et de boeufs (le chroniqueur  n’a pas vu de mamelle, mais un veau), avec des cornes exubérantes, particulièrement grandes, longues et d’une belle forme,  un peu relevées vers le haut. Leur robe est rouge clair, sauf un(e) complètement noire avec des poils très longs dont ceux de la tête cachent le haut du visage. Ce ne sont ni des normandes ni des charolaises, mais peut-être des highlands, ou Highlands cattle comme vous voulez (cattle = bétail), une race bovine écossaise originaire de la région des Highlands, dont la viande persillée est de bonne qualité gustative.
Après avoir traversé un ru au fond d’une gorge profonde sur un joli petit pont de bois, nous arrivons devant des informations sur la forêt, affichées sur un panneau protégé par un genre de préau. Un cueilleur nous montre sa maigre récolte de champignons:
« --  Pas grand chose, la terre est trop froide ! »
Belle excuse ! Son copain, joueur de pétanque, nous dit que lancer les boules est moins fatigant que la randonnée.
Que la forêt est belle ! Beaucoup de grands arbres plus que centenaires, essentiellement des hêtres et des chênes, certains regrettent qu’il n’y ait pas de châtaigniers. Et par-ci, par-là, des petits ponts charmants, faits de pierres moussues, enjambent les fossés.
Par un sentier étroit et peu fréquenté, sans poteau indicateur et sans pancarte, nous arrivons directement devant un arbre remarquable: bravo les guides Jean-Claude 1er, l’homme de la forêt, et André. C’est la surprise du jour: un chêne *** …….Magnifique !  Superbe ! C’est le Chêne de l’Ascension, un chêne rouvre pédonculé, de 36 m de haut et de 1,55 m de diamètre. Les trois étoiles signifient que c’est le chêne le plus remarquable de la région.
Maintenant qu’on a vu et photographié la surprise, on fait demi-tour, certains pensent qu’on a vu l’essentiel, qu’on peut rentrer à la maison. De toute façon: “ là où il y a d’la chêne, y a point de plaisir “ .
Exactement à mi-parcourt, nous rencontrons BernardGPS, l’homme de l’hôpital: quelle surprise ! Il va faire le 3ème guide, car jamais deux sans trois ! Il donne des indications utiles au chroniqueur: ici c’est le carrefour de Violaine et nous prenons la route Desviolaine, ça ne s’invente pas ! Est-ce Violaine Vanoyeke, historienne, Violaine Aubrée, joueuse de rugby à XV, ou encore une copine de BernardGPS ??
On se croirait dans les Landes, sur un sentier de sable gris, entourés de pins très hauts et bien droits, couvrant d’une ombre légère un massif de grandes Fougères-Aigle (Pteridium aquilinum), plantes toxiques mais d’une très belle couleur automnale, et de-ci, de-là, quelques champignons.
Eliane aide Bernard.H28 en épelant les mots difficiles: Carrefour Joubaire où l’on est, Carrefour La Croix Gilbon où l’on ne va pas, et non des gibbons comme l’avait écrit le chroniqueur.
André ramasse les deux premiers cèpes de la journée, dont un peut être considéré comme un champignon remarquable à plusieurs étoiles: c’est un Cèpe de Bordeaux (Boletus edulis), gros et d’une forme parfaite comme ceux en plastique qu’on trouve dans les magasins de souvenirs.
Après la maison forestière du Bocquet, André, l’homme des champignons, trouve des coulemelles et quelques chanterelles, Michelle M en récolte aussi. Nous arrivons à notre petite église, il est 12h30, il fait chaud, on est très bien. Mais il n’y a pas la place à pique-niquer ici.
Défilé de 6 ou 7 voitures dans ce petit village, ça ne passe pas inaperçu, à part qu’il n’y a personne à nous regarder. On tourne à droite dans  une route sans issue mais bien goudronnée. Nous nous arrêtons à la “ barrière de péage “, à l’ombre, la place ne manque pas.
Arrive une grosse voiture Discovéry 4 , tout terrain. Elle stoppe là, n’importe où, gênant toute manoeuvre de nos voitures. Est-ce une voiture des eaux et forêts ?  Un garde va-t-il nous expulser ? Pas de panique, on attend.
Une femme en descend, disant qu’elle ne fait pas partie du groupe,…… on s’en doutait un peu. Elle vient chercher son chien qui se ballade dans la forêt jusqu’à 13h. On demande quelques explications: c’est une meute de 10 chiens en liberté, mais qui doivent obéir au dresseur qui les accompagne. Le sien est un “ Leonberg “ .
Nous voilà bien installés au soleil, assis sur une grosse barre pour ceux qui n’ont pas de siège. Le bruit sec du bouchon de la bouteille de BernardGPS, raisonne dans la forêt et réjouit les coeurs. Bernard qui a oublié les fameuses petites bouteilles: mauvaise surprise !
« --  Je n’y ai pas pensé, faut dire que c’est la rentrée………  »
Belle excuse ! Jean-Claude 1er partage son blanc et Danielle son rosé. BernardGPS replonge dans son sac de schips. Annie se sent mal, elle nous fait une mauvaise surprise, il faut l’emmener à l’ombre et l’assoir dans un fauteuil. Et puis cet après-midi: repos.
Jean-Michel aussi va rentrer se reposer: tout fébrile et fiévreux, emmitouflé comme en hiver, il distribue ses excellentes parts de flan: quel courage ! Merci Jean-Michel.
Christiane thé propose des gâteaux vanille-chocolat, Josy des quetsches, Eliane du café, Francine du nescafé, Catherine thé du thé bien sûr, Sylviane des petits chocolats, André une eau de vie de prune,………et le chroniqueur s’excuse auprès de ceux qu’il a oubliés.
Au revoir Véronique et Patrice, c’est un vrai couple, et Patrice fait du tir à l’arc comme Daniel………c’est écrit dans leur dos. La Grande Michelle nous quitte avec Jean-Michel, Danielle Clouet, Annick et Annie: au revoir et soignez-vous bien.
Les 19 restants prennent la route des Zaizettes, puis la route de l’étang de Vitry. Le sol est argileux, boueux, ce qui diminue notre vitesse, mais nous ne sommes pas pressés.
Le château de Mormaire à gauche, sur la commune de Grosrouvre, appartient à l’homme d’affaires François Pinault (8ème grande fortune de France). Il est inscrit au titre des monuments historiques depuis le 17 décembre 1990.
Nous passons très près de la Route de la Noue, qui va de Nogent-le-Roi à Montfort-l’Amaury. Nous marchons dans le fossé qui longe la clôture, et nous y remarquons des bornes armoriées, grandes pierres de grès, qui délimitaient les territoires de chasse des anciens seigneurs aux XVIème et XVIIème siècles.
Nous passons devant les quelques maisons du Lieudit Le Chêne Rogneux. Rogneux est un terme familier, en Suisse se dit de quelqu’un de coléreux, qui se met facilement en rogne. Alors pourquoi ce chêne est-il rogneux ?
Voici les voitures, il est 16h45, nous avons marché pendant 1h50, et avons fait en tout 17,6 km, ce qui est bien, dénivellation: 128 m à 170 m d’altitude, et la température avoisine maintenant 19,5°C.
Nous avons eu beaucoup de surprises, mais on s’y attendait: sur le calendrier du site, depuis longtemps était écrit:  “ pique-nique surprise “  .
Ce fut une excellente journée.
 
Bernard.H28
 
Le Leonberg est une race de chiens géants, dont le nom est issu de la ville de Leonberg, dans le Bade-Wurtemberg.
Tête : masque noir
Espérance de vie : 8 à 9 ans
Caractère : Obéissant, Intrépide, Adaptable, De bonne compagnie, Aimant, Loyal
Poids : Femelle: 41–59 kg, Mâle: 48–75 kg
Taille : Femelle: 65–75 cm, Mâle: 72–80 cm

Caractère : Le leonberg est un chien calme et doux, d'une extrême gentillesse avec les enfants, et également très protecteur envers sa famille.

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