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Visite de la Manufacture Musée

peignes et parures XVIIè  XXè siècle

 

                   L’homme qui nous accueille nous explique que les ateliers  sont anciens et étroits, nous allons faire deux groupes: un avec le monsieur, l’autre avec la dame: le chroniqueur choisit la dame: Marie France.

                 « --  Les premiers peignes, en bois, étaient faits dans les familles de paysans, l’hiver, puis échangés avec les marchands ambulants: c’était le troc. Certains allaient à Paris à pied, entre deux soleils (= dans la journée ou en deux jours?), pour les vendre. Chez eux, ils fabriquaient eux-même leur outillage, ici, les ouvriers inventaient leurs machines. Ce travail du peigne faisait vivre environ 2 000 personnes, Ezy était la capitale du peigne.

         Dans la corne, il n’y a que la partie centrale d’utilisée, d’où l’intérêt , au XIXème siècle, d’importer des cornes de buffles (Brésil, Madagascar). Elle est fendue et ouverte à la chaleur qui va la ramollir, puis mise sous presse. En tout il faut 17 opérations pour en arriver au peigne, les machines sont inventées sur place, l’énergie venait du moulin à eau, par courroie. Là, il n’y avait que des hommes.

                  L’autre partie, réservée aux femmes, possède des machines plus faciles à manier. Pour poncer elles utilisaient de la poudre de pierre ponce et de l’eau; dans l’atelier il faisait humide, il y a bien un poêle à bois mais pas de double vitrage. Pour la finition, le polissage, elles avaient recours au coton.

                    En moyenne, un ouvrier fabriquait 100 peignes par jour, c’était suivant sa rapidité. Ezy comptait 58 artisans, les peignes étaient expédiés dans le monde entier. Il y avait aussi 3 entreprises métallurgiques pour faire les pièces de machine, la dernière a fermé en 1984.

              Et puis la corne a été remplacée par la toute première matière plastique: le celluloïd, qui est composé de nitrate de cellulose et de camphre, produits très inflammables qui ne sont plus utilisés aujourd’hui. Il a été remplacé à son tour par le Rhodoïd (de Rhône-Poulenc), à base d’acétate de cellulose totalement incombustible. 

         La machine à marquer sert pour inscrire le nom ou la marque du client.»

      Un vieux poste de radio nous surprend, ils travaillaient en musique, mais celui du bout ne devait pas entendre grand chose. On voit qu’ils utilisaient aussi l’écaille de tortue et l’ivoire. A Paris, un magasin a sa façade classée: elle a été couverte d’une décoration en écailles de tortue, façonnées ici.

        Là c’est un peu plus confortable: c’est le bureau où la patronne faisait son courrier: ses factures, feuilles de paye, comptabilité, expéditions,……  Pour gagner du temps, les ouvriers ont fait des tonneaux de ponçage  en bois de buis (le plus dur des  bois  de  la  forêt).  La  machine  à  “ gothiquer “ , sert à faire les arrondis du peigne dans le style de l’art gothique.

            Nous passons dans les ateliers d’en face où l’odeur nous surprend: une odeur de vielle graisse. Il y a une machine par opération: c’est le travail à la chaine. La matière plastique est teintée à la demande.

          Marie France reprend: « --  Autrefois, les gens ne se lavaient pas les cheveux, le peigne était utilisé comme décrassoir, et aussi pour les poux.»

        Sinon, c’est le même chauffage qu’en face et le même poste radio.  Ils ne devaient, là aussi, ne pas entendre grand chose à cause du bruit des machines. Nous voyons un moule à peignes, on y introduisait le plastique liquide, le coût en était élevé.

         Les ouvriers ont trouvé du travail à Paris, chez Renault, où les salaires étaient plus importants. En plus des bus les transportaient, c’est une des causes de la disparition de cette industrie.

              Une exposition importante nous attend dans la grande maison bourgeoise. Nous allons de vitrine en vitrine, c’est du grand art, des pièces uniques fabriquées à la commande, un travail admirable. Il n’est pas possible de tout écrire ici.

          Une vidéo va nous résumer tout ça. Puis nous sommes invités à entrer dans la boutique, car, contrairement aux visites habituelles, ici, on paye l’entrée en sortant. Chacun sort son billet de cinq euros, mais comme nous avons été gentils, sages et attentifs, la dame nous redonne 50 c .

         Ce fut une excellente visite.

Bernard.H28

 

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